Le 30 avril 2009, c’est-à-dire le lendemain de l’ouverture du procès Fofana, le Crif a émis un communiqué de trois petits paragraphes. Nous avons donc largement assez de place pour le reproduire ici :
« Procès Fofana : le CRIF apporte son soutien à la famille Halimi (30/04/09)
Le procès de Yousouf Fofana et du « Gang des barbares » s’est ouvert hier, le mercredi 29 avril 2009.
Le CRIF comme tous les hommes et femmes de bonne volonté de notre pays, apporte son soutien à la famille de Ilan Halimi pendant cette période longue et douloureuse.
Le CRIF condamne avec la plus grande fermeté tous les actes de violence, quels qu’ils soient, comme ceux qui ont marqué le premier jour du procès. Leurs auteurs sont des irresponsables qui doivent être sanctionnés avec la plus grande vigueur. »
Pour les « actes de violence », le CRIF vise bien évidemment les fascistes de la LDJ.
Mais on peut légitimement demander au CRIF : où étiez-vous lorsqu’il s’agissait, dans et devant le tribunal, d’apporter notre solidarité à la famille Halimi ?
Le communiqué ci-dessus met en scène une pseudo-contradiction entre le CRIF et la LDJ. Mais la vérité, c’est que notre minorité nationale est totalement cernée culturellement : entre les pacifiques bourgeois sionistes institutionnels du CRIF et certains voyous sionistes ultras de la LDJ, la bourgeoisie et l’État veulent nous prendre en étau !
Le CRIF et la LDJ sont les deux faces d’une même médaille maudite, celle de l’encadrement réactionnaire des nôtres, par en haut et par en bas. Il est temps de briser l’hégémonie des sionistes ! Vive l’offensive de la culture métisse et populaire !
Quoi qu’il en soit, Ruth Halimi, la mère d’Ilan, a fait preuve d’une grande dignité pendant le procès.
De plus, elle a eu raison de revendiquer la levée du huis-clos, surtout quand on voit les provocations odieuses de Fofana, par exemple ses menaces quand il dit implicitement qu’il y a des gens dans la salle pour identifier visuellement le jury (ce que la juge a refusé de noter sur les actes du procès). Cette provocation a carrément posé la question pour la famille Halimi de savoir si elle participerait ou pas au reste du procès.
Tout cela n’aurait pas été possible si les débats avaient été publics. Il est bon de rappeler cette vérité populaire : la lutte pour la dignité passe par la lutte pour la justice !
On peut arracher un arbre, mais on ne peut arrêter la marche du printemps : JUSTICE POUR ILAN !
HaPoel HaAntifashisti, mai 2009.





