Archives de novembre, 2011

« Un fascisme mystique et romantique, et un fascisme planiste et technocratique »

« C’est aussi en France que l’on constate dans toute son ampleur ce phénomène-clef du fascisme : le passage de gauche à droite d’éléments socialement avancés, mais violemment opposés à l’ordre libéral. Car le fascisme est allé puiser tant dans la gauche que dans la droite et, parfois, dans certains pays, beaucoup plus dans la gauche que dans la droite.

Il ne s’agit point ici d’un phénomène spécifique à la France : le comportement du ministre travailliste Oswald Mosley, la pléiade de syndicalistes italiens autour de Mussolini ou l’accueil réservé au nazisme par Henri de Man recoupent les réactions des militants du Parti populaire français ou du Rassemblement national populaire.

Cependant, depuis les radicaux d’extrême gauche, au temps du boulangisme, jusqu’à Déat et Doriot et les milliers de militants socialistes et communistes qui gravitent autour d’eux, en passant par Sorel, Lagardelle et Hervé, nul autre pays que la France n’enregistre de revirements aussi nombreux et aussi spectaculaires. Nul autre parti ne perd en faveur d’un parti fasciste un tel nombre de membres de son bureau politique que le PCF.

Du boulangisme à la collaboration, la gauche française ne cesse d’alimenter les formations de droite et d’extrême droite, les mouvements préfascistes ou déjà pleinement fascistes.

C’est là une constante de la vie politique française ; c’est là un des éléments essentiels de l’explication de la genèse et de la nature du fascisme français.

Ce phénomène culmine, il importe d’y insister, bien avant la collaboration. [...] Au contraire, il constitue l’aboutissement logique et naturel d’une évolution politique et intellectuelle vieille déjà d’un demi-siècle.

Le fascisme français se présente ainsi comme un phénomène autonome, possédant ses propres racines et ne devant rien à l’étranger.

Si imitation il y a, c’est de la part des Italiens, y compris Mussolini, venu chercher l’inspiration chez les syndicalistes révolutionnaires et les nationalistes français.

Le fascisme français, héritier direct de Barrès et de Drumont, de Sorel et de Janvion, de Berth et de Biétry, se distingue aussi par la richesse de ses variantes et de ses courants.

C’est en France, plus encore qu’en Italie, que le fascisme présente une diversité qui permet mieux qu’ailleurs d’en dégager un paradigme, un « type idéal ».

Il contient notamment, d’une manière quasi parfaite, les deux courants majeurs du fascisme : un fascisme mystique et romantique, et un fascisme « planiste » et technocratique. »

Zeev Sternhell, « La droite révolutionnaire (Les origines françaises du fascisme, 1885 – 1914) »

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 16h42, sortie samedi à 17h53.

Faire groover les anges…

Aujourd’hui, cela fait exactement 7 ans que la jeunesse juive regrette DJ Lam.C, assassiné dans la nuit du mercredi 19 novembre 2003 dans le parking de sa résidence.

En novembre 2003, Sébastien Selam a 23 ans et vit avec sa mère et son frère dans une cité de la rue Louis Blanc, près de la place du Colonel Fabien. Il est connu sous le blaze de DJ Lam-C (le verlan de Selam, évidemment).

Seulement depuis quelque temps, son voisin et camarade d’enfance Adel Amastaibou, 23 ans aussi, multiplie les actes antisémites : insultes antisémites, cadavres de poulets égorgés devant la porte des Selam, agression d’un rabbin, etc.

Le soir du 19 novembre 2003, Adel Amastaibou (seul ? avec des complices ?) tend un piège à Lam-C : il l’attire dans le parking de l’immeuble, et l’égorge à coups de couteau. Le visage sans vie de Sébastien pouvait témoigner des traces horrifiantes de la barbarie antisémite.

Pire encore : remontant en courant chez sa mère, le meurtrier s’écrie : « J’ai tué un juif ! J’irai au paradis ! ». Il rajoutera, devant les policiers : « C’est Allah qui l’a voulu. » Le motif antisémite de l’assassinat était donc limpide, terriblement limpide.

Et pourtant. Pourtant en 2006, Adel Amastaibou est déclaré irresponsable au moment des faits, et interné à Villejuif – un comble pour un antisémite… Le même verdict est prononcé à nouveau après 6 ans de procédures en 2009, privant la famille Selam d’un procès, et en même temps de toute dignité.

Aujourd’hui Sébastien Selam repose au cimetière de Pantin. Toutes nos pensées vont à sa mémoire, à Juliette sa mère et Stéphane son frère. Jamais la mémoire de Lam.C ne sera souillée par des racistes comme Éric Zemmour, qui dans son livre « Petit Frère » récupère et salit le sort tragique de Sébastien.

Là où il est, Lam.C doit faire groover les anges… Vérité et justice pour Lam.C !

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

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Abraham Serfaty, figure passée de la révolution marocaine [novembre 2010]

Aujourd’hui 18 novembre 2011, c’est « l’année » d’Abraham Serfaty, militant historique de la gauche marocaine. Nous reproduisons ici l’article publié par Hapoel le lendemain de son décès.

Quand on connaît la situation actuelle au Maroc, on ne prend pas beaucoup de risques en disant que, au cours des années 2010, le Maroc va devenir une « poudrière ».

Une poudrière où les rébellions populaires vont se multiplier, où le régime de Mohammed VI va réprimer les peuples marocain et sahraoui ainsi que les minorités imazighen, où la concurrence entre la France et les USA va devenir de plus en plus intense.

Le peuple marocain en lutte doit impérativement rencontrer en France la solidarité qu’il mérite, d’autant plus que chaque avancée révolutionnaire au Maroc ne sera pas seulement une défaite de l’impérialisme français, ni seulement une avancée pour la révolution arabe en général… mais aussi un progrès pour la conscience révolutionnaire en France !

À chacune de ses avancées, la révolution marocaine aura un écho certain en France même : elle laminera les positions des islamistes au sein des masses populaires arabes de France, elle fera tomber les murs entre les minorités nationales juive et arabe, elle contribuera à l’unité populaire pour la libération totale… ici en France !

Voilà pourquoi il est indispensable de faire vivre la solidarité avec le mouvement révolutionnaire marocain, qui fait actuellement face avec une détermination absolue aux tortures, à la prison et aux assassinats.

Le mouvement révolutionnaire marocain puise ses racines dans ce qu’on a appelé au Maroc les « années de plombs », c’est-à-dire dans la grande agitation révolutionnaire qui a secoué le régime fasciste de Hassan II dans les années 1970, en s’inspirant elle-même de la révolution culturelle en Chine populaire.

Seulement aujourd’hui, il s’agit de dépasser les années 1970, et pour cela les révolutionnaires du Maroc analysent méthodiquement et critiquent systématiquement l’expérience des années de plomb.

L’une des bases de leur identité politique, justement, est la critique féroce de la trahison des principales organisations révolutionnaires des années 1970, qui sont devenues dès 1979 des forces « néo-révisionnistes » vivant sur le prestige immense de leurs martyrs passés.

C’est précisément sur cette base (leur attitude est-elle réellement antagoniste, réellement révolutionnaire ?) qu’il faut critiquer des gens comme Abraham Serfaty, et d’ailleurs il était critiqué de son vivant autant par les maoïstes du Maroc que par ceux de France.

De son vivant, oui, car Abraham Serfaty est décédé hier à Marrakech, à l’âge de 84 ans, marquant ainsi la fin d’une époque… et le début d’une autre.

Qui était Abraham Serfaty ?

Né en 1926 dans une famille juive originaire de Tanger, Abraham Serfaty adhère en 1944 à l’âge de 18 ans aux jeunesses communistes marocaines. Puis il va faire ses études en France de 1945 à 1949, où il adhère au PCF.

De retour au Maroc, il entre au Parti Communiste Marocain, qui lutte contre l’impérialisme français et pour l’indépendance. Pour ses activités anti-coloniales, Abraham Serfaty est assigné à résidence de 1950 à 1956.

Au lendemain de la pseudo-indépendance, il entre au gouvernement dans le cabinet du ministère de l’économie, où il oriente la politique minière du Maroc. À partir de 1960, au début du règne de Hassan II, il est haut cadre de l’Office Chérifien des Phosphates, mais il se fait limoger après avoir soutenu la grève des mineurs à Khouribga.

En 1968, le Parti Communiste Marocain devient le Parti de la Libération et du Socialisme, ce qui scelle définitivement son tournant « révisionniste », c’est-à-dire contre-révolutionnaire et pro-soviétique.

Abraham Serfaty quitte donc ce parti en 1970 et fonde l’organisation maoïste Ilal Amam (« en avant ») avec Abdellatif Laâbi (dirigeant de l’excellente revue « Souffles ») et Raymond Benhaïm. C’est l’acte de naissance du « MMLM » des années 1970, le mouvement marxiste-léniniste marocain.

En janvier 1972, Abraham Serfaty est arrêté pour ses activités révolutionnaires et est sauvagement torturé, mais est libéré sous la pression des masses populaires. En mars, il passe à la clandestinité avec Abdellatif Zeroual – un des grands martyrs de la révolution marocaine.

Mais en 1974, Serfaty et Zeroual sont de nouveau arrêtés : Zeroual est assassiné en prison par ses bourreaux, et Serfaty sera jugé en 1977 avec presque 150 révolutionnaires – dont la grande martyre Saïda Menebhi.

Abraham Serfaty fait partie des 5 inculpés qui sont condamnés à la perpétuité à la prison centrale de Kenitra, notamment pour son soutien à la libération nationale sahraouie et au Front Polisario. En prison, il épousera Christine Daure, qu’il avait rencontrée en clandestinité.

Après 17 ans d’enfermement et grâce à une campagne internationale en sa faveur, Abraham Serfaty est libéré de prison en septembre 1991 et ausitôt exilé en France.

Deux mois après la mort de Hassan II, il est autorisé en septembre 2000 à revenir au Maroc. Serfaty est aussitôt nommé conseiller à l’Office National de Recherches et d’Exploitations Pétrolières (Onarep).

À ce moment là, il est clair qu’Abraham Serfaty a définitivement rompu avec la révolution, qu’il s’est fait tromper par Mohammed VI… ou plutôt qu’il a bien voulu être trompé. Bref, Serfaty a été atteint par les « balles enrobées de miel », après avoir accompagné en prison le tournant néo-révisionniste du MMLM.

Que reste-t-il alors de l’héritage d’Abraham Serfaty ?

Pour Hapoel, il reste la figure d’un révolutionnaire juif-arabe, qui a fait la révolution dans son pays le Maroc, qui a analysé précisément la minorité marocaine juive, et qui a exprimé sa solidarité avec le reste de la nation arabe – en particulier avec le peuple palestinien sous occupation sioniste.

Dans l’identité des gens qui ont donné naissance à Hapoel, la figure d’Abraham Serfaty occupait une place très importante, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Mais il n’y a jamais eu d’illusion à propos des perspectives qu’il représentait.

On trouve dans les archives internationales des marxistes-léninistes-maoïstes une liste de documents d’Abraham Serfaty de son époque révolutionnaire.

Les contradictions de l’ennemi et la perspective révolutionnaire au Maroc (avec Abdellatif Zeroual)

Le judaïsme marocain et le sionisme

Le devoir des juifs marocains (1967)

Salut aux Afro-américains ! (1969)

Révolution en Afrique et direction du prolétariat (1970)

Lumumba vivant (1971)

La francophonie contre le développement

Obscurantisme néo-colonial et acrobaties bourgeoises

Dictature et démocratie (1971)

La révolution marocaine vit et se bat, avec à sa tête la Voie Démocratique Basiste (an-Nahj ad-Dimoukrati al-Qaidi). Vive la VDB, sa lutte, ses martyrs !

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 17h08, sortie samedi à 18h14.

Crise, guerre, fascisme : l’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler

Il y a quelques années, lorsque l’Action Antifasciste s’est lancée, les gens et les groupes qui y étaient associés pouvaient encore passer pour des « catastrophistes », des « illuminés », voire pour des « mystiques millénaristes » aux yeux de l’extrême-gauche cartésienne franco-française. Aujourd’hui on peut faire les comptes, et constater qui avait vu juste.

Nous parlions de crise capitaliste, aujourd’hui toute la société ne parle plus que de cela. Nous parlions de guerre impérialiste, aujourd’hui on a la Côte-d’Ivoire, la Libye, et des tensions insoutenables au niveau européen et international.

Nous parlions de fascisme, aujourd’hui on a un Front National qui n’a jamais été aussi optimiste, tout un mouvement qui gravite autour, et le populisme « social et national » encerclant idéologiquement les masses.

Nous parlions d’antisémitisme, aujourd’hui les antisémites ne ratent plus une occasion pour s’exprimer – et être entendus – dès qu’il est question des « juifs » d’une manière ou d’une autre.

Nous parlions de décadence et de barbarie, aujourd’hui il n’est pas difficile de voir que la barbarie a explosé, que la décadence est devenue la règle dans la culture imposée par la bourgeoisie.

Voilà le tableau archi-sordide et archi-explosif de la société capitaliste aujourd’hui.

Et si les sionistes et l’extrême-gauche décriaient Hapoel et l’Action Antifasciste, impossible pourtant de ne pas voir de quel côté se trouvent l’économie politique, la clairvoyance, le sérieux – et la rage de vaincre et vivre.

Depuis des années, nous disons ce que chacunE pressent aujourd’hui comme inévitable : demain la crise en France sera générale et complète, et cela va mal tourner, très mal tourner.

Crise, guerre, fascisme : voilà la spirale infernale dans laquelle le capitalisme entraîne la société, l’humanité, mais également toute la vie sur cette planète.

À moins que… À moins que les masses populaires ne s’unissent dans le feu de leurs luttes, s’érigeant en un rempart tout-puissant contre lequel le fascisme viendrait se briser.

C’est cela aujourd’hui l’actualité principale : la construction du front populaire antifasciste, unissant l’ensemble du peuple contre le racisme, le sexisme, le saccage de la planète, le fascisme et la guerre impérialiste. Bref, contre la barbarie du capitalisme en crise.

Comment ? En devenant dès aujourd’hui unE activiste antifasciste, en menant l’agitation et la propagande antifascistes à partir de son vécu concret, car la culture devient une force matérielle dès lors qu’elle pénètre les masses.

C’est cela la politique, et c’est également le projet du fascisme, qui cherche tout autant à impulser la mobilisation générale de la société… dans une direction réactionnaire et barbare, cela va de soi.

En ce qui nous concerne, nous considérons que la forme de base de la mobilisation antifasciste à l’heure actuelle, c’est le groupe autonome antifasciste construisant l’union populaire à la base.

On ne saurait trop insister sur chacun des aspects de ce qu’est un groupe autonome antifasciste, en particulier sur ce que signifie être autonome dans la guerre de position que mène aujourd’hui le mouvement fasciste.

Un groupe autonome se forme sur une base affinitaire, il a un caractère immédiatement pratique puisqu’il se confronte au quotidien à la culture de son « milieu » – son quartier, sa boîte, sa communauté, etc.

C’est ainsi qu’un groupe autonome peut produire de la culture et des initiatives antifascistes : en synthétisant la vie quotidienne des masses parmi lesquelles il a vu le jour.

Il est ainsi un détachement avancé des masses populaires, qui unit ses efforts à ceux d’autres groupes autonomes, pour impulser la mobilisation antifasciste et entraîner les masses dans la bataille.

C’est cela le projet, difficile et demandant de l’abnégation, mais immense et enthousiasmant : le front populaire antifasciste, la lutte de classe contre la barbarie.

L’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler, et demain il n’y aura pas le temps d’hésiter : lance-toi dans l’Action Antifasciste !

Face à la crise et à la barbarie du capitalisme, fonde ton groupe autonome antifasciste ! Deviens activiste !

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 17h08, sortie samedi à 18h14.

Extrême-gauche : la révolution sera aussi judéo-arabe

[Document d'Hapoel datant de juillet 2009.]

Dans les années 1950-1960, beaucoup de personnes juives se sont engagées à l’extrême-gauche… Du côté trotskyste on trouve par exemple Daniel Gluckstein, Henri Weber, Alain Krivine, Daniel Bensaïd, Barta, Pierre Franck, Pierre Lambert, du côté anarchiste on a bien sûr Daniel Cohn-Bendit, du côté maoïste on a Robert Linhart, Alain Geismar, Benny Levy…

Les deux organisations les plus créatives et les plus actives, la Ligue Communiste Révolutionnaire et la Gauche Prolétarienne, ont compté dans leurs rangs beaucoup de personnes juives, au point même que cette composante juive doit être vraiment prise en compte pour comprendre l’histoire de ces organisations.

Il y a ainsi cette blague datant de la LCR des années 1970 : « Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue communiste ? Parce que Bensaïd est séfarade ! »

Alors pourquoi en 2009 se retrouve-t-on avec une extrême-gauche française qui, dans sa très grande majorité, ne parle pas d’Ilan et considère l’antisémitisme comme quelque chose de finalement « tout à fait secondaire » ?

Une des raisons est simple : l’extrême-gauche de mai 1968 voulait la révolution. Aujourd’hui l’extrême-gauche française se contente d’un style de vie petit-bourgeois, sans grandes idées ni envie de tout renverser.

Pas étonnant que les masses restent à l’écart, y compris donc les masses juives, qui en raison de l’antisémitisme sont pourtant prêtes à aller de l’avant.

Mais l’extrême-gauche française, dans sa grande majorité, n’a pas de grande ambition. Alors, tant qu’à faire du légalisme, les intellectuels progressistes issus de la communauté juive s’enferment directement dans la social-démocratie, dans la gauche « raisonnable ».

Et les masses juives ont perdu tout rapport avec les intellectuels progressistes passés dans le camp de la révolution, qui ont en quelque sorte « oublié » d’où ils venaient.

Le même phénomène touche les personnes d’origine arabe : pourquoi iraient-elles faire confiance à une extrême-gauche qui se bat pour quelque chose d’idéaliste ? Sans compter que les personnes arabes ont un grand patrimoine culturel, qu’elles ne comptent pas abandonner dans un grand élan idéaliste.

Ainsi, le peuple souffre concrètement, les travailleurs souffrent concrètement, les minorités nationales souffrent concrètement, voilà pourquoi il n’y aura pas de révolution en France sans que les personnes juives et arabes se lancent dans la bataille : elles sont le témoin d’une juste ligne de masse.

Il n’y aura aucun progrès de la révolution en France sans que la lumière de l’amitié judéo-arabe ne brille comme lumière témoin de l’unité de tout le peuple balayant le vieux monde.

L’extrême-gauche ferait donc bien de tout faire pour abattre les projets fascistes visant à monter les personnes juives contre les personnes arabes et vice-versa. Il en va de la possibilité même de la révolution.

Et Hapoel est une contribution à cette bataille pour l’unité populaire, cette longue marche, cette longue quête…