Shavua Tov – שבוע טוב


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La « Ligue de Défense Juive » soutient Marine Le Pen dans un vrai psychodrame à la Anders Breivik — Contre-Informations
La pensée d’Anders Breivik, l’idéaliste réactionnaire norvégien auteur des attentats d’Oslo, existe en France… Car depuis quelques années, les courants « identitaires » se développent donc, non seulement à l’extrême-gauche, mais y compris dans les masses populaires, notamment dans les minorités.
C’est la dialectique du racisme ; le capitalisme monte les peuples les uns contre les autres. Seule une vue anti-dialectique peut concevoir un seul racisme, principal, venant « d’en haut » ou de la « majorité. »
Les haines fratricides de l’ex-Yougoslavie hier ou de l’Inde aujourd’hui montrent très bien que le racisme n’a justement pas de frontières sociales… à part celui de la classe ouvrière comprenant sa propre nature révolutionnaire.
On a eu ainsi les « Indigènes de la République » propageant le racisme contre les « blancs » avec le terme de « souchiens » pour désigner des « Français de souche » (alors que par définition historiquement tout est mélange, mais ici il s’agit de construire une « identité » ennemie).
On a eu Kemi Seba racontant que les Blancs sont un sous-produit des Noirs.
On a les « nationalistes autonomes », dont une part importante est d’origine immigrée européenne.
Et là on a la « Ligue de Défense Juive » qui construit une identité ennemie : « l’islamiste. »
Et là on voit que justement les islamistes fantasment que cette identité existe, tout comme les racistes « blancs » fantasment qu’existe une identité « française de souche. »
Tout cela relève de la construction idéologique, afin de diviser pour régner ! Et on a ici un exemple parlant, avec ce texte de la « Ligue de Défense Juive » qui soutient Marine Le Pen ( » une partie notable de la communauté juive apporte ou apportera son soutien à Marine Le Pen »).
Le texte, que nous reproduisons ici, est subtil : il explique cela indirectement, en prétendant constater un soutien… « futur » de la communauté juive à Marine Le Pen !
On l’aura compris, on reconnaît ici la démarche de la « Ligue de Défense Juive », initiative portée par des personnes juives intégrées à la bourgeoisie en France, et qui après avoir manipulé des jeunes personnes juives (quasi lumpen) des quartiers populaires, tentent de lancer un projet militant raciste à la Anders Breivik.
Un projet fantasmatique, qui ne pourra qu’échouer devant l’unité des masses dans le processus révolutionnaire. Quel fantasme raciste que de s’imaginer qu’en France les personnes juives vont rejoindre les fascistes pour lutter contre « la colonisation de peuplement et l’islamisation » !
Faut-il que ces racistes soient capables de fantasmes pour penser que la minorité nationale juive en France va se soumettre aux quelques bourgeois juifs de Neuilly tentant de sauver leur peau de bourgeois par l’alliance avec la bourgeoisie impérialiste !
D’ailleurs, finalement la « Ligue de Défense Juive » a enlevé dans un premier temps ce texte de son site internet… Par souci tactique de ne pas tomber le masque trop tôt, puisqu’officiellement cette organisation se veut en lutte contre la « haine » et le racisme… Exactement comme Anders Breivik qui disait qu’il ne fallait pas assumer l’idéologie raciste, car les masses n’en voulaient pas, et qu’il faudrait être « tactique »…
Farid Smahi reviendra-t-il au Front National ?
Publié le 14 juillet 2011 par administrateurLa question peut au premier abord sembler saugrenue. Il y a maintenant plus de six mois, l’ancien conseiller régional FN (1998-2004) avait claqué la porte du parti qui fit de lui un homme politique connu (à défaut d’être reconnu), accusant Marine Le Pen d’être « financé par l’Etat d’Israël pour faire de l’anti-islamisme ».
Bigre ! Alors pourquoi diable évoquer l’hypothèse d’un retour au bercail de celui que les frontistes aimaient présenter comme un « Français musulman patriote » et qui en matière de patriotisme fit venir au Front National Nouari Khiari, un islamiste notoire mis en examen par le juge Bruguière ?
L’union sacrée contre l’« ennemi commun » (suivez mon regard) fut la source de bien des surprises…Toujours est-il que le sieur Smahi fait des pieds et des mains en ce moment pour revenir auprès de Marine. On aurait mal compris ses propos (encore une manipulation sioniste ?)
Dernièrement on a pu apercevoir Smahi accueilli comme un roi dans une des fédérations de la région Bourgogne. Hasard si le FN est dans cette région représenté par le très antisioniste Edouard Ferrand (qu’on pouvait apercevoir en grande conversation avec les sieurs Alain Soral et Marc George, depuis converti à l’Islam, au Paquebôt le 1er mai 2008) ?
A l’heure ou nous écrivons ces lignes, Smahi se prévaut du soutien d’un des dirigeants du parti dont nous tairons le nom.
Soyons clairs : une partie notable de la communauté juive apporte ou apportera son soutien à Marine Le Pen.
N’en déplaise au CRIF et autres instances prétendument représentatives des « Juifs de France », ce n’est ni le PS ni l’UMP qui seront à même de résoudre les problèmes des « Juifs d’en bas » (ce que ne sont certes pas les dirigeants du CRIF n’est ou n’a été originaire de Sarcelles, de Créteil ou d’Aubervilliers, là ou précisément ont lieu les agressions antisémites) mais bien le seul parti qui à ce jour ose évoquer l’immigration/colonisation de peuplement et l’islamisation.
Pour autant, nous ne sommes pas naïfs et n’oublions pas la nébuleuse « antisioniste » qui de Soral à Penninque en passant par Chatillon évolue autour de Marine Le Pen. Un soutien certes, parce que la situation catastrophique et l’incurie des élites juives ou non, nous y oblige. Mais un soutien vigilant.
Puis, dans un second temps, car évidemment une telle initiative ne saurait fonctionner malgré tous les rêves réactionnaires de la « Ligue de Défense Juive », il y a eu un second communiqué, en forme de dénégation, mais également d’appel du pied:
Petite mise au point concernant un article récent sur la LDJ[ Communiqué ]
Publié le 22 juillet 2011 par Administrateur
La Ligue de Défense Juive n’apporte pas son soutien au Front National. A l’heure qu’il est, la communauté juive ne peut se sentir representé par aucun des partis en présence. Bien que la prise de position faites par le FN à l’encontre de l’islamisation reste un pas significatif dans les urgences politiques de notre pays.
Il faut se souvenir de cet épisode comme d’un argument quant à la nature de la « Ligue de Défense Juive. » Non seulement un article est mis, est enlevé, sans explication, mais ensuite même la « LDJ » doit s’apercevoir que cet article a fait grand bruit, et le rejette sans le rejeter, etc.
Aucune identité, à part le « mouvementisme » afin d’amener les personnes juives dans les filets fascistes… Dans une idéologie anti-universaliste à la Anders Breivik!
S’il y a une chose sur laquelle Hapoel a toujours insisté, c’est sur le fait que la « Ligue de Défense Juive » n’est pas vraiment sioniste : elle est un projet purement identitaire, cherchant à mobiliser les masses juives dans le racisme anti-arabe afin de se vendre chèrement à l’extrême-droite franco-française.
Ainsi, après avoir longuement tourné autour du pot tout en laissant aisément comprendre son intention, la LDJ a exprimé il y a quelques jours son soutien à Marine Le Pen, de manière claire et explicite, dans un article intitulé « Farid Smahi reviendra-t-il au Front National ? ».
Cet article s’interrogeait de manière faussement naïve sur un retour du fasciste Smahi au Front National, après avoir théâtralement « claqué la porte » au congrès du FN en janvier dernier, au moment où Marine Le Pen avait été élue à sa tête (et au moment où Jean-Marie Le Pen s’était fendu d’un énième commentaire sur le nez d’un journaliste d’origine juive…). L’article de la LDJ concluait ainsi :
« Soyons clairs : une partie notable de la communauté juive apporte ou apportera son soutien à Marine Le Pen. N’en déplaise au CRIF et autres instances prétendument représentatives des « Juifs de France », ce n’est ni le PS ni l’UMP qui seront à même de résoudre les problèmes des « Juifs d’en bas » (ce que ne sont certes pas les dirigeants du CRIF n’est ou n’a été originaire de Sarcelles, de Créteil ou d’Aubervilliers, là ou précisément ont lieu les agressions antisémites) mais bien le seul parti qui à ce jour ose évoquer l’immigration/colonisation de peuplement et l’islamisation.
Pour autant, nous ne sommes pas naïfs et n’oublions pas la nébuleuse « antisioniste » qui de Soral à Penninque en passant par Chatillon évolue autour de Marine Le Pen. Un soutien certes, parce que la situation catastrophique et l’incurie des élites juives ou non, nous y oblige. Mais un soutien vigilant. »
Bien entendu il était facile de voir que cela se terminerait ainsi, et cela était prévu de longue date. Toutefois cette position n’est pas si facile que cela à tenir pour la « Ligue de Défense Juive », et d’ailleurs cet article a été retiré de son site, montrant bien qu’il s’agit là d’une sorte de « faux départ » dans la campagne de l’extrême-droite « sioniste » en faveur de Marine Le Pen.
À la place, la LDJ a émis hier vendredi ce communiqué très laconique, en forme de dénégation sans trop nier non plus…
« Petite mise au point concernant un article récent sur la LDJ [Communiqué]
La Ligue de Défense Juive n’apporte pas son soutien au Front National. A l’heure qu’il est, la communauté juive ne peut se sentir representé par aucun des partis en présence. Bien que la prise de position faites par le FN à l’encontre de l’islamisation reste un pas significatif dans les urgences politiques de notre pays. »
Il y a en effet dans la prise de position pro-Front National une contradiction flagrante et explosive. Les cadres de la LDJ en ont conscience car ils savent très bien ce qu’ils font, et résument cela dans la formule de « soutien vigilant » en espérant faire illusion, et en espérant surtout qu’arriveront un jour des « garanties » de la part du FN pour pouvoir se vendre officiellement.
En effet, s’il s’agit d’un côté pour la LDJ de mobiliser la jeunesse populaire juive dans le nationalisme français sous couvert d’autodéfense, il s’agit surtout de soutenir un parti à la longue histoire antisémite, et qu’il est inimaginable de soutenir du point de vue de l’identité juive historique en France.
La LDJ est donc enferrée dans un paradoxe insurmontable, puisque son projet fasciste repose entièrement et exclusivement sur une mystification, sur un mensonge à visée purement propagandiste auquel la LDJ a certainement fini par croire elle-même. Cette mystification, c’est celle qui consiste à s’imaginer que le fascisme français puisse ne pas être antisémite.
Une thèse extrêmement dangereuse, surtout au moment où le Front National se transforme sous la houlette de Marine Le Pen en authentique parti fasciste, c’est-à-dire « anticapitaliste romantique », avec tout l’antisémitisme que cela charrie de manière inévitable – et il est évident que la faillite des États européens donnera un énorme boost au nationalisme « social » de Mélenchon, Villepin, Royal ou Le Pen.
Dans leur délire anti-arabe, les identitaires « sionistes » s’imaginent que Marine Le Pen serait une « occidentaliste », dépassant Sarkozy par la droite, prête à s’allier avec les USA et leur pion sioniste dans un grand élan raciste. Rien n’est plus faux.
Marine Le Pen est une fasciste, une vraie, au service exclusif de la bourgeoisie impérialiste français et de ses intérêts stratégiques – notamment donc au Proche et Moyen-Orient, comme le découvriront tôt ou tard les sionistes. Tout le reste est de la schizophrénie, de l’auto-intoxication.
À ce titre quelques rappels sur la figure de Marine Le Pen s’imposent. Il s’agit de simples faits sur lesquels il n’y a pas besoin de s’étendre, mais qui donnent une idée de ce qui attend les juifs qui se vendront au Front National :
- Marine Le Pen doit sa ligne « sociale et nationale » au proto-nazi Alain Soral, à l’époque pas si lointaine où celui-ci jugeait pouvoir faire carrière au FN.
- Pour imprimer son matériel lors de campagne pour la présidence du Front National, Marine Le Pen utilisait les services d’une boîte dirigée par Frédéric Châtillon, un ancien du GUD très proche du régime fasciste syrien.
- Parmi les gens qui sont entrés aux FN pour soutenir Marine Le Pen, on on trouve Christian Bouchet, la grande figure française du « nationalisme-révolutionnaire », qui passe tranquillement ses vacances… en Iran.
- De même pour Alain de Benoist, le principal théoricien fasciste des 30 dernières années au niveau international, pour qui il existe une « race » indo-européenne irréductible aux autres « races »…
Au passage, il faut noter l’ironie complète qui entoure la pseudo-stratégie de la LDJ : tout en soutenant Marine Le Pen, Christian Bouchet et Alain de Benoist ont aussi parlé de « soutien critique », de « soutien vigilant » ! Et il faut parier que Farid Smahi lui-même (puisque la LDJ en parle dans son article) doit aussi être désormais sur cette ligne de « soutien vigilant » !
Finalement il n’y a pas que certains juifs « de gauche » qui jouent le rôle de « juifs de service » : la LDJ aussi ! Mais ici au service du Front National, tout comme Farid Smahi est la figure ultime de « l’arabe de service ». Le parallèle est saisissant : la LDJ comme Smahi s’imaginent influencer le Front National vers tel ou tel racisme, mais au final c’est le FN qui manipule tous ces fascistes des minorités comme des pantins.
En effet il n’est pas difficile de voir que, si aujourd’hui ce sont les arabes qui sont explicitement ciblés, demain ce sera les juifs… comme cela a toujours été le cas, même de manière « codée ». Et symétriquement en ce qui concerne les gesticulations de Farid Smahi au FN : d’abord les juifs, mais ensuite les arabes.
Dans tous les cas on a évidemment la stratégie de « diviser pour mieux régner », avec une ambiance – propre à la crise capitaliste – de fuite en avant hystérique dans le racisme.
Là est le tragique de la situation. Les identitaires « sionistes » mobilisent de manière manipulatrice la jeunesse juive dans le racisme, en priorité la jeunesse juive la plus pauvre, celle du 19ème, de Sarcelles, Pantin, Aulnay, Créteil, etc. Mais systématiquement la LDJ s’aveugle sur la nature de l’extrême-droite française, qui est trop contente de manipuler des juifs et qui s’en débarrassera dès que possible.
Voilà la contradiction centrale de la LDJ, qui en fait est totalement coincée au niveau de sa stratégie : pour se vendre elle a besoin de mobiliser les couches juives les plus populaires ; mais plus elle mobilise, plus sa contradiction de prendre parti politiquement pour des antisémites devient inacceptable, insurmontable, et se retourne contre elle.
Inévitablement, un tel projet ne peut qu’exploser en vol, dans des convulsions politiques qui ne donneront certainement rien de bon et qu’il ne vaut peut-être mieux pas imaginer.
Quoi qu’il en soit, ce sera comme toujours la jeunesse juive la plus prolétaire qui restera sur le carreau, avec la gueule de bois devant la trahison des sionistes, et avec une capacité de riposte contre l’antisémitisme émoussée par des années de manipulation fasciste… sous couvert de « soutien vigilant ».

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Entrée vendredi à 21h31, sortie samedi à 22h51.
Demain samedi aura lieu à Paris la commémoration de la Rafle du Vél’ d’Hiv, sous le nom officiel de « journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France ». Cette rafle est le symbole le plus marquant du génocide juif en France, et son souvenir est au cœur de notre identité.
Les 16 et 17 juillet 1942, la police française mène une énorme rafle de personnes juives à Paris et en banlieue, dans le cadre d’une opération européenne cyniquement appelée « Vent Printanier » par les nazis.
On estime que 9000 policiers participent à cette rafle, avec de nombreux bus réservés auprès de la régie de transports. Une rafle organisée à la demande des nazis… mais sans leur participation propre.
L’opération visait initialement seuls les hommes juifs immigrés, mais dans un accès de zèle antisémite, l’État français prend les devants en visant des familles entières, et pas « uniquement » juives immigrées.
Durant ces deux jours de traque pendant lesquels sont largement mis à profit les fichiers de recensement, plus de 13000 personnes juives sont arrêtées et emmenées avec le strict minimum sur soi : 3000 hommes, 6000 femmes, 4000 enfants.
Les familles sont séparées, si bien que pour beaucoup, c’est la dernière fois que les enfants voient leurs parents.
Environ la moitié des personnes raflées est envoyée à Drancy, tandis que l’autre moitié est retenue prisonnière au Vélodrome d’Hiver (« Vél’ d’Hiv »), dans le 15ème arrondissement de Paris.
À Drancy, ce sont 5000 personnes juives qui sont en transit vers Auschwitz, essentiellement des personnes seules ou des couples sans enfants. Les convois vers les camps de la mort commenceront dès le 19 juillet.
Au même moment au Vél d’Hiv, ce sont donc 8000 personnes juives qui doivent survivre pendant cinq jours, à s’entasser dans les gradins sans nourriture et presque sans eau, en attendant d’être conduites vers les camps de transit de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Drancy. Les parents de familles sont déportéEs directement à Auschwitz jusqu’au début août.
Dans le même temps, l’administration nazie demande à Eichmann l’autorisation de déporter également les enfants, mais celle-ci arrive trop tard, et les parents ont déjà été déportéEs. Ce sont donc 3000 enfants seulEs qui arrivent à Drancy à partir du 15 août, pour être déportéEs à Auschwitz. Un musée des enfants du Vél’ d’Hiv a été inauguré en début d’année à Orléans.
Sur les 13000 personnes juives arrêtées lors de la rafle du Vél’ d’Hiv, seules 25 survivront à Auschwitz – parmi lesquelles ni femme ni enfant.
Dans la foulée de la rafle du Vél d’Hiv à Paris, des rafles seront menées en août 1942 en zone « libre », c’est-à-dire le Sud de la France géré par l’État français de Vichy… toujours sans intervention des nazis. L’État français a ainsi arrêté 10000 personnes juives immigrées, parmi lesquelles seules 270 survivront à la déportation.
Aujourd’hui, la mémoire des personnes juives raflées au Vél’ d’Hiv est devenue un symbole terrible.
Pourquoi ? Parce que l’État français est directement engagé dans la rafle du Vél’ d’Hiv : celle-ci a été conduite exclusivement par la police française, sans aucun uniforme nazi.
Le Vél d’Hiv est donc au cœur de ce qu’a été l’identité juive en France après la guerre, et cela jusque dans les années 1980.
Car si l’on comprend la signification historique des rafles de l’État français, alors nécessairement cet État en particulier, et l’appareil de l’État bourgeois en général (police, administration, etc.), devient au minimum suspect, sinon à renverser directement.
De là l’importance de lutter aujourd’hui contre la culture du légitimisme, contre la foi et la confiance en l’État français, répandue dans les masses juives par les sionistes et les institutions bourgeoises de la communauté.
Car au vu du développement inédit de la crise capitaliste en Europe, demain ou après-demain la question de l’avenir des minorités juives sera de nouveau à l’ordre du jour, et il va falloir être à la hauteur.
On peut penser que l’expérience de la Shoah ferait que les masses juives répondraient de manière conséquente, seulement rien ne se fait de manière spontanée.
Si pendant toutes ces années le poison du légitimitisme continue à être déversé par la bourgeoisie d’origine juive, alors ce seront l’aveuglement et la confiance en l’État qui prédomineront, pas l’antifascisme et la résistance.
Juif ! Juive ! Il n’y aura pas de nouveau Vél’ d’Hiv, pas de nouveau Drancy ! Rejette les illusions sur la nature de l’État français !

Entrée vendredi à 21h36, sortie samedi à 22h57.
La répression n’est pas l’extermination, les massacres ne sont pas le génocide : voilà un réalisme qui, dans l’ambiance actuelle de confusion et de relativisme, doit être réaffirmé.
Ainsi il n’est « malheureusement » pas possible de mettre sur le même plan la déportation en camp de concentration et la déportation en camp d’extermination, comme cela a longtemps été fait en France.
Car comme l’expliquait le communiste Dimitrov, « le fascisme allemand ce n’est pas seulement un nationalisme bourgeois, c’est un chauvinisme bestial. [...] C’est la barbarie médiévale et la sauvagerie. »
Sans voir que le fascisme est un défi aux valeurs de la civilisation, que le fascisme signifie la retombée dans la barbarie, on ne peut pas discerner aujourd’hui ce qu’est une conception ou un comportement de type génocidaire.
Et sans cette compréhension, on en arrive à proclamer ou bien que le fascisme ne serait plus une menace à notre époque, ou bien qu’il aurait « muté » pour devenir une simple formule du type « bouc-émissaire + répression ».
Or rien n’est plus faux que de sous-estimer l’aspect barbare du fascisme.
Par exemple, il suffit d’aller sur Facebook pour constater l’explosion d’une mentalité quasi génocidaire envers les personnes handicapées, comme en Italie dernièrement, avec un scandaleux groupe Facebook appelant à utiliser les individus trisomiques comme cibles mobiles des stands de tirs.
À quoi un tel phénomène tient-il ?
Il relève d’un point idéologique qui s’appelle le social-darwinisme.
Le social-darwinisme, c’est une conception qui remonte à la fin du 19ème siècle, et qui prétend transposer les théories darwiniennes de l’évolution à la société dans son ensemble.
La vie sociale est alors vue comme une « lutte pour la survie », où il serait normal que les individus supposés les plus faibles soient éliminés au profit des individus supposés les plus forts.
Évidemment dans notre société, les individus « les plus forts », cela signifie concrètement : riche, homme, hétérosexuel, blanc, en bonne santé, de culture dominante, et se vivant malgré tout cela comme un aventurier « politiquement incorrect » en lutte pour la domination.
Le programme du fascisme, c’est la restructuration complète du Capital par et pour la guerre impérialiste.
Aux yeux du fascisme, il est donc intolérable de voir en vie des individus que le capitalisme considère comme soi-disant « improductifs », et qui seraient par conséquent des « parasites » en temps de guerre.
Le social-darwinisme est donc une idéologie qui doit permettre au fascisme de liquider les « parasites », de relancer la productivité capitaliste, et d’avoir les mains libres pour déclencher une guerre d’agression et la gagner.
Autrement dit, le social-darwinisme c’est « la guerre de tous contre tous », c’est la guerre impérialiste permanente entre individus « à l’intérieur » pour permettre la guerre impérialiste entre monopoles « à l’extérieur ».
Ainsi historiquement, il a existé sous le Reich nazi un programme de véritable extermination des personnes mentalement ou physiquement handicapées, connu aujourd’hui comme Aktion T4 (mais cyniquement désigné à l’époque comme « Euthanasie Aktion »).
Ce programme a précédé la « Solution Finale » nazie, c’est-à-dire la liquidation finale systématique des populations juives et tziganes d’Europe – et a d’ailleurs été la première occasion pour le nazisme d’utiliser le gaz comme arme d’assassinat de masse.
Or dès 1935, Hitler avait annoncé au Reichsärzteführer (en gros, le chef de l’ordre des médecins) que la soi-disant « euthanasie » serait plus facile à mettre en œuvre pendant une guerre, et qu’il voulait « en cas de guerre résoudre radicalement le problème des asiles ».
Cela confirme encore une fois la thèse communiste comme quoi la barbarie fasciste prend un tour génocidaire et exterminateur dans la guerre impérialiste.
Voilà pourquoi le cynisme et la barbarie du social-darwinisme répondent parfaitement au cynisme et à la barbarie des « éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier ».
Voilà pourquoi le social-darwinisme est, sous une forme ou sous une autre, une composante idéologique incontournable du fascisme.
Et voilà pourquoi en vérité, le social-darwinisme est une idéologie qui ouvre la voie à l’extermination en général, et au génocide en particulier.
Juif ! Juive ! Il n’y aura pas de nouvel holocauste !
Socialisme ou retombée dans la barbarie !
HaPoel HaAntifashisti, mars 2010.

Entrée vendredi à 21h39, sortie samedi à 23h02.
Voilà une semaine que le site Hapoel est inaccessible, mais pas pour des raisons techniques. En réalité, Hapoel a été fermé par son hébergeur internet, sur demande de la famille Renault.
Pourquoi ? Parce que cette famille veut réhabiliter la mémoire du collabo Louis Renault, fondateur du groupe industriel du même nom.
Le 9 mai dernier, les petits-enfants de Louis Renault ont ainsi porté plainte contre l’État pour contester et obtenir réparation du décret de nationalisation de la régie Renault au lendemain de la guerre, décret se basant sur la production massive de véhicules Renault pour la France de Vichy et l’armée allemande.
Quelques jours après cette plainte de la famille Renault, Hapoel a diffusé un article de la presse révolutionnaire intitulé « Putréfaction fasciste à l’époque de la crise générale : les cas de John Demjanjuk et de l’action en justice des petits-enfants de Louis Renault ».
Cet article expliquait assez précisément le contexte dans lequel s’effectuait cette plainte : frictions et tractations entre les grandes composantes de la bourgeoisie en France (industrielle contre financière, principalement), et ambiance générale de progression du nationalisme et du fascisme dans la société française.
Seulement voilà, on est en France, et pas question de toucher au capitalisme industriel familial tel qu’on le connaît depuis le 19ème siècle et le début du 20ème – et qui encore aujourd’hui constitue la moitié des 250 plus grandes boîtes françaises.
Pas touche à ce bon vieux capitalisme familial français, fondé sur ces inventeurs et ingénieurs magnifiés par Sarkozy, qui auraient donné leur vie – ou celle de leurs ouvriers – pour leurs usines, qui ont fondé de véritables dynasties capitalistes… et qui ont massivement pris parti pour Pétain, Vichy et la Collaboration. Le Comité des Forges, L’Oréal, Renault : les exemples ne manquent pas.

Mais aujourd’hui le vent tourne à nouveau pour la bourgeoisie traditionnelle française, et finalement cela arrange pas mal de monde de passer sous silence la collaboration industrielle avec l’Allemagne nazie : il y a ici un terrain d’entente possible, peut-être le dernier, entre industriels en perte de vitesse et financiers offensifs – qui eux mènent campagne exactement en même temps pour réhabiliter leur Céline.
C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la procédure de la famille Renault contre l’État français, au nom des « principes fondamentaux du droit de la propriété »… Et c’est cette réalité sociale spécifiquement française qu’il ne faudrait surtout pas mettre en lumière.
Les descendants de Louis Renault se sont plaints d’allégations diffamatoires auprès de l’hébergeur d’Hapoel en invoquant la Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique (LCEN). L’hébergeur a donc fermé le site.
De son côté, Hapoel a « accepté » de retirer les passages incriminés dans le courrier adressé par la famille Renault à notre hébergeur. Ces gens ont les moyens de se payer des procédures judiciaires et des avocats connus – en l’occurrence l’avocat « de gauche » Thierry Lévy.
Thierry Lévy est depuis longtemps ce que la presse appelle complaisamment un « ténor du barreau ». En 2008 il a publié un livre, sous le titre « Lévy oblige », où il exprimait son exaspération d’être individuellement assimilé à la minorité juive, quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, du simple fait de son nom de famille.
Pourtant, si Thierry Lévy en a assez d’être en permanence renvoyé à ses origines, est-ce qu’il ne lui est pas apparu que la famille Renault était peut-être intéressée à avoir un avocat d’origine spécifiquement juive ? Pour pouvoir réhabiliter la mémoire de Louis Renault, tout en pouvant s’en défendre si besoin, peut-être fallait-il quelqu’un dans le rôle de « l’avocat juif » ?
Voilà en tout cas la situation de manière schématique : l’avocat Thierry Lévy défend la famille Renault, qui défend la mémoire de l’industriel Louis Renault.
Louis Renault, qui lui même appelait son concurrent André Citroën « le petit juif », qui a contribué à la guerre nazie en produisant des véhicules et en réparant des chars Renault, qui avait pour neveu le secrétaire d’État à la production industrielle de Vichy, et qui d’ailleurs allait dans les salons automobiles d’Allemagne avant même la guerre (la photo ci-dessus de Louis Renault avec Hitler et Göring date de… février 1939).
Il y a donc actuellement une campagne pour réhabiliter la mémoire d’un collabo, mais il ne faudrait pas en parler car ce serait de la « diffamation » ?
On peut comprendre que la famille Renault se sente lésée par la nationalisation de la régie, alors que la collaboration battait son plein au sein de la bourgeoisie industrielle française et qu’aucune épuration véritable n’a été menée par les gaullistes. On peut comprendre qu’il y là un « manque à gagner » qui ferait rager n’importe quel capitaliste.
Pourtant quand on comprend ce que représente Renault avant, pendant et après la guerre, on préfère mille fois rendre hommage aux ouvriers de Renault qui ont mené la lutte pour le Front Populaire, la Résistance et la grève politique de 1968 – à Boulogne-Billancourt, Flins et ailleurs.
On préfère rendre hommage aux ouvriers de Renault qui ont résisté au nazisme dans les usines et qui ont été fusillés au Mont Valérien. Rendre hommage à Gilles Tautin, lycéen maoïste, mort noyé à Flins en juin 1968. Rendre hommage à Pierre Overney, ouvrier maoïste, licencié de Renault puis assassiné par un vigile à Billancourt en février 1972.
Contre les magouilles révisionnistes au sommet de la société, défendre la mémoire et la vérité historique ! Il en va de la justice et de la dignité, il en va de la mémoire populaire et de l’antifascisme !
