Archives de mai, 2011

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 21h22, sortie samedi à 22h43.

Antifa ! – ! אנטיפא

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Lag Ba’Omer Samea’h !

Aujourd’hui se tient Lag Ba’Omer / ל"ג בעומר ou Lag La’Omer / ל"ג לעומר, c’est-à-dire le 33e jour du ‘Omer (la période de sept semaines entre Pessa’h et Shavuot). En hébreu, « lag » = « ל"ג » signifie 3 + 30 = 33.

À Lag Ba’Omer est célébrée dans la joie la fin de la plaie qui frappa 24000 étudiants du Rabbi Akiva (relatée dans le Talmud). Il se peut que cette plaie soit en fait la répression de la révolte de Bar Kokhba contre les Romains.

Mais le même jour, nous célébrons également (voire principalement…) la Hiloula du Rabbi Shimon bar Yo’hai (le Rashbi), qui était un étudiant du Rabbi Akiva. On raconte qu’à sa mort (que commémore la Hiloula), Shimon bar Yo’hai livra à ses propres élèves les secrets de la Torah, qu’il avait rassemblés pendant sa vie dans le Zohar, le livre de la Splendeur, fondamental dans le judaïsme populaire de la Kabbalah.

Le Rashbi est également connu en Afrique du Nord sous le nom de « Rabbi Shem’un », ce qui confirme qu’il est effectivement une figure fondamentale dans la tradition populaire de la Kabbalah, et que les masses juives croyantes se le sont approprié comme personnage saint.

De plus, la Hiloula du Rabbi Shimon bar Yo’hai intervient chaque année 3 jours après celle du Rabbi Meir Baal HaNess (« le maître du miracle »), un autre kabbaliste étudiant du Rabbi Akiva, à l’époque de la révolte de Bar Kokhba.

C’est pourquoi Lag La’Omer est une fête très populaire en Afrique du Nord (c’est notamment à ce moment qu’a lieu le pèlerinage de… Djerba en Tunisie), et plus généralement parmi les masses populaires juives.

À cette occasion sont allumés d’immenses feux (particulièrement en Israel où les parcs et les places publiques sont en feu, avec des marshmallows grillées, mais attention à la gélatine !), selon la prescription du Rashbi de célébrer son deuil dans la joie plutôt que l’abattement.

Aujourd’hui encore, on peut voir des portraits à l’effigie de Shimon Bar Yo’hai chez des familles d’Afrique du Nord – mais aussi chez certains petits commerçants.

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 21h13, sortie samedi à 22h33.

John Demjanjuk, Louis Renault : la « justice » bourgeoise contre la mémoire du peuple

[Note du 1er juillet 2011 :

Dans cet article, il manque des extraits à quatre reprises. Ces trous sont dus à la famille Renault, qui a menacé Hapoel de procès en « diffamation », et qui a fait pression sur notre hébergeur au nom de la « confiance en l'économie numérique ».

Les trous dans ce document correspondent donc aux extraits incriminés dans le courrier de l'avocat de la famille Renault à notre hébergeur. Ou plutôt ils correspondent aux limites de ce qu'on ne peut pas dire en France sans risquer des poursuites judiciaires coûteuses en temps, en argent et en énergie.

Pour plus de détails, voir l'article d'explication suivant : Hapoel ciblé par la famille Renault : défendre la mémoire et la vérité historique !]

Putréfaction fasciste à l’époque de la crise générale: les cas de John Demjanjuk et de l’action en justice des petits-enfants de Louis Renault

La société bourgeoise pourrit sur pied du fait de la crise générale du capitalisme, ce qui profite au fascisme pour répandre sa culture de mort, jusqu’à s’attaquer au  souvenir de la barbarie nazie !

Cette charge du fascisme contre les verrous légaux qui empêche à sa barbarie de pleinement s’exprimer a commencé en France par une offensive en profondeur au nom de la « liberté d’expression » contre la Loi Gayssot. Comme nous le disions au mois d’Aout 2010 :

Il est nécessaire de comprendre que l’abrogation de la loi Gayssot, qui interdit la négation de crimes contre l’humanité, est l’obsession des fascistes qui pensent qu’il est temps désormais de débrider leur barbarie génocidaire.

La loi Gayssot a été adoptée sous la pression des masses, mais elle ne constitue qu’un faible verrou, faible car intégré dans le dispositif du légalisme bourgeois. De plus, dans le contexte des contradictions grandissantes au sein de la bourgeoisie, la loi Gayssot subit les assauts de la bourgeoisie impérialiste, porteuse du fascisme, qui supplante progressivement la bourgeoisie industrielle.

Dans le même esprit, le 9 Mai dernier, les sept petits-enfants de l’industriel collaborateur Louis Renault ont porté plainte contre l’Etat français pour faire annuler le décret-loi de « nationalisation-sanction » qui avait été promulguée en 1945 par le gouvernement provisoire issu de la Résistance.

[voir la note en début d'article]

en bénéficiant de la bienveillance des médias bourgeois, comme en témoigne le journal de 20h de France 2, le 2 mars dernier :

« Le 3 mars 1942, l’usine est bombardée par les alliés. Il y a 463 morts et des centaines de blessés. De nouveaux raids aériens ont lieu en 1943. En réalité, Louis Renault cherche à freiner l’appétit allemand. Pendant la guerre, il ne vend pas plus de véhicules que Citroën ou Peugeot, Renault n’a jamais fabriqué de chars pour l’occupant. Il s’agit donc d’une collaboration passive qui n’a rien à voir avec L’Oréal ou Air Liquide ».

Les héritiers du collaborateur Louis Renault nient les rapports étroits qui existaient avant-guerre entre lui et les nazis. Ils ont même réussi à faire retirer du musée d’Oradour-sur-Glane une photo de leur grand-père en compagnie de de Hitler et Goering à un salon de l’automobile à Munich, au prétexte que cette image daterait de 1938, soit une date antérieure à l’occupation et la collaboration!

Pourtant, cette photo (effectivement prise au salon de l’automobile de Munich mais en février 1939) n’est pas le fruit du hasard. En effet, Louis Renault, comme une très grande partie de la bourgeoisie industrielle française, avait clairement choisi le camp du rapprochement avec le nazisme bien en amont du déclenchement de la guerre et finançait généreusement les ligues fascistes de la Cagoule et des Croix de feu (interdites par le Front Populaire).

[voir la note en début d'article]

ils vont même jusqu’à nier que l’entreprise Renault ait construit des chars, parmi les plus modernes, et des bombes incendiaires pour l’Armée nazie.

Ils nient ces faits d’autant plus facilement que l’histoire officielle de la bourgeoisie les aide amplement. En effet, la collaboration de la bourgeoisie industrielle est quasiment passé sous silence dans l’historiographie officielle concoctée par la bourgeoisie qui nie également le rôle central de l’Armée Rouge dans l’écrasement du fascisme.

Renault a bel et bien fabriqué des chars pour l’Armée nazie en énormes quantité, au point de faire l’objet de bombardement spécifiques par les Alliés pour bloquer l’effort de guerre nazi.

[voir la note en début d'article]

cette mesure de « nationalisation-sanction » aurait été prise pour « faire plaisir aux communistes ».

Il est vrai que la juste confiscation de Renault aurait été encore plus juste dans le cadre d’un Etat socialiste, si le Parti Communiste, fort de son rôle dans la Résistance et son appui dans les masses, était parti à l’assaut du pouvoir plutôt que de vouloir s’intégrer aux institutions !

Et dans un Etat socialiste, un collaborateur zélé comme Louis Renault aurait été fusillé, sans même passer par la prison, tout comme les autres complices de la barbarie nazie.

Un Etat socialiste dirigé par les masses en armes aurait exigé une réquisition sans contrepartie des biens de la bourgeoisie et une épuration d’une ampleur autrement plus importante qu’elle ne l’a été en réalité, laissant la grande masse de collabos passer entre les mailles du filet.

Il ne faut pas s’en laisser compter :  Louis Renault est bien une des figures les plus évidentes de la bourgeoisie industrielle collaboratrice !

[voir la note en début d'article]

En fait, ce que l’on voit ici, c’est une proposition de réconciliation d’une partie de la bourgeoisie industrielle avec la bourgeoisie impérialiste.

En effet, la bourgeoisie impérialiste française était avec De Gaulle lors de la Seconde Guerre Mondiale alors que la bourgeoisie industrielle a elle largement collaboré avec l’impérialisme allemand. Cette proposition de réconciliation montre que la bourgeoisie a bien compris dans quel sens souffle le vent, que l’impérialisme français ne saurait tarder à s’émanciper totalement et décréter la mobilisation générale pour une stratégie martiale de « cavalier seul ».

Cette ambiance de mort et de pourriture s’exhale de toute la société bourgeoise, comme le révèle un autre fait juridique récent.

Le 12 Mai, John Demjanjuk (de son vrai nom Ivan Mikolaïevitch Demïaniouk) a finalement été condamné pour une infime partie des crimes qu’il a commis lors de la Seconde Guerre Mondiale. Condamné à seulement 5 ans de prison et en prime … libéré immédiatement !

John Demjanjuk était un collaborateur actif à l’occupation de l’URSS par les nazis et un membre actif du génocide des juifs et rroms.

John Demjanjuk a choisi déserter l’Armée Rouge et de collaborer à l’oppression et la barbarie nazie. A la même époque, une guerre héroïque était menée par les partisans communistes dans toute l’Ukraine. Après avoir servi fidèlement le nazisme dans toute l’Europe occupée, il a réussi à émigrer aux USA en 1950.

Il a fini par être retrouvé en 1970 par des « chasseurs de nazis » et reconnu par 18 des survivants du camp d’extermination de Treblinka comme étant « Ivan le Terrible », un gardien de camps tortionnaire qui dirigeait les opérations de gazage des personnes juives.

Il a été extradé en Israël puis condamné à mort pour ces faits. Mais il a fini par être libéré en 1988 au prétexte d’un « doute raisonnable » dû au fait que dans les archives du KGB il est dit que « Ivan le terrible pourrait s’appeller Ivan Marchenko ».

Il est du coup retourné aux USA, puis il a été démontré lors d’un nouveau procès qu’il a servi au moins dans les camps d’extermination de Treblinka, Sobibor et Maidanek, dans le camps de concentration de Flossenbürg et le camp de travaux forcés de Trawniki.

Il finira par être extradé vers l’Allemagne en 2009 pour répondre aux accusations de « crimes de guerre » (et non crime contre l’Humanité) pour avoir « participé à l’extermination de 29 000 personnes juives dans le camp de Sobibor ».

Tout ça pour finir par être condamné à seulement 5 ans de prison et libéré au bénéfice de son âge « avancé » (il a 91 ans et est malade).

En France, on se souvient que Maurice Papon, protégé pendant tout l’après-guerre, notamment après le coup d’Etat gaulliste de 1958, avait bénéficié d’une libération pour les mêmes raisons, malgré sa condamnation à 10 ans de prison pour complicité de crimes contre l’humanité. Soi-disant « grabataire », il avait quitté la prison à pied…

En ce qui concerne John Demjanjuk, 5 ans de prison pour le génocide de 29 000 personnes juives, voilà la « morale » de la justice bourgeoise !

Et ce alors que la défense du nazi Demjanjuk est tout à fait lamentable. Oser se cacher derrière le fait qu’il aurait été « forcé » en tant que prisonnier de guerre à perpétrer ces crimes est totalement abject.

Alors que le nazi Demjanjuk choisissait de perpétrer des crimes barbares, des centaines de milliers de prisonniers de l’Armée Rouge étaient réduits en esclavage dans les camps de concentration. La plupart de ces héros s’insurgeait dès qu’ils le pouvaient et quand ils réussissaient à s’évader allaient rejoindre les rangs des partisans qui menaient une des plus grande guerilla de l’Histoire.

Prétendre qu’il n’avait « pas le choix » alors que 20 millions de soviétiques ont donné leur vie dans cette lutte pour sauver la civilisation est tout bonnement indécent.

Ce verdict minable montre bien le fonctionnement de la « justice » bourgeoise. C’est une justice de comptable, une justice de « code » qui refuse la morale, qui refuse la dignité du réel et en ce qui concerne cette affaire qui refuse de prendre en compte les souffrances des masses.

Par ailleurs, cela révèle clairement que le sionisme est une illusion tragique pour les masses juives. Le sionisme ment en se prétendant être le seul capable de protéger les masses juives d’un nouveau génocide, il ment en prétendant défendre les intérêts des masses juives.

Le poste avancé de l’impérialisme U.S qu’est l’Etat sioniste récupère honteusement la mémoire des personnes massacrées mais n’est même pas capable de la faire respecter concrètement, il n’est même pas capable de condamner un tortionnaire. Ainsi, aux témoignages de souffrances de dizaines de survivants, le sionisme préfère les archives !

Signe des temps et révélateur de l’ambiance de pourrissement des sociétés impérialistes, on entend déjà nombre d’intellectuels bourgeois et de journalistes soutenir à mi-mots le nazi Demjanjuk.

Dans les médias français, il est systématiquement mis en avant que tout cela pourrait être une manipulation des soviétiques et des associations juives (ce qui est l’axe de défense de Demjanjuk).

Il est aussi systématiquement mis en avant l’idée que le nazi Demjanjuk ne serait condamné que comme « symbole » (idée entretenue par la faiblesse de la peine qui lui est infligée). Il est ainsi répété qu’un grand nombre d’anciens gardiens de camps ont vécu leur vie tranquillement et en toute liberté.

Ceci est vrai mais tout aussi  lamentable ! Ceci montre à quel point les puissances capitalistes ont traité les souffrances des masses juives, rroms, homosexuelles par-dessus la jambe. Car oui, pour nous, communistes, toutes ces personnes auraient dû être fusillées !

Nous, communistes, considérons qu’aucun acte d’oppression ne doit rester sans conséquences pour ses auteurs. Nous, communistes, voulons faire que règne enfin la justice, la justice populaire, celle qui part de la dignité du réel, des besoins et des souffrances des masses.

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 21h04, sortie samedi à 22h22.

Bob Marley, disparu le 11 mai 1981

8 et 9 mai 1945 : guerre à la guerre impérialiste !

« Pour qu’il n’y ait plus de fusils, il faut prendre le fusil ! »

La nuit du 8 au 9 mai 1945 à Berlin, l’Allemagne nazie signait sa capitulation devant l’Armée Rouge, après avoir signé la veille sa reddition sur le front occidental. Avec cette capitulation se terminait la deuxième guerre mondiale en Europe.

Mais pour des raisons historiques plutôt anecdotiques, c’est le 9 mai qui a été retenu en Union Soviétique (mais aussi en Israel…) pour célébrer le Jour de la Victoire. C’est donc aussi le 9 mai que les antifascistes d’Allemagne célèbrent la défaite de leur État, et c’est dans cette tradition révolutionnaire que prétend s’inscrire Hapoel.

Ainsi le camp antifasciste célèbre aujourd’hui le 9 mai l’anniversaire de la victoire des peuples contre l’Allemagne nazie et ses alliés.

La seconde guerre mondiale a été une immense boucherie, et on estime aujourd’hui qu’elle a fait plus de 60 millions de victimes dans le monde, dont 40 millions de civilEs.

En particulier les peuples d’Union Soviétique ont payé un héroïque mais très lourd tribut de plus de 20 millions de mortEs dans la guerre antifasciste, et la Chine a également été saignée dans des proportions comparables par l’impérialisme japonais.

Quant aux minorités juives d’Europe, les persécutions d’avant-guerre ont pris un caractère génocidaire avec la guerre impérialiste, et les nazis et leurs alliés ont méthodiquement assassiné 6 millions de personnes juives, soit les 3/4 de la population juive d’Europe.

La Shoah a été une amputation terrible pour les minorités juives, de la Pologne à la Grèce en passant par les Pays-Bas. Les cicatrices ne sont pas refermées, pour les survivantEs les cauchemars ne sont pas éteints, les juifs et les juives n’oublient pas.

La seconde guerre mondiale n’a pas été seulement une boucherie, elle a été une boucherie impérialiste. Car il faut bien avoir en tête le contexte de l’époque, qui consiste en la crise générale du capitalisme dans un cycle allant de 1929 à 1945 en passant par 1938.

Devant cette crise, la guerre a été une porte de sortie pour les capitalistes les plus agressifs de toutes les grandes puissances, afin de : relancer la production et l’accumulation du capital après une phase de destructions, repartager le monde entre puissances impérialistes rivales, et enfin régler le « problème » que posait l’existence de l’URSS aux classes dominantes européennes.

Aujourd’hui, 65 ans après la victoire anti-nazie, le capitalisme est de nouveau dans une phase de crise générale, les contradictions entre impérialismes s’aiguisent, et d’ailleurs il n’y a pas eu un seul jour de paix dans le monde depuis 1945.

Ce qu’il faut, c’est une démarche scientifique et visionnaire, une démarche réaliste qui dit que la crise frappe fort et frappera encore plus fort, et que la marche à la guerre impérialiste est inéluctable. En témoignent les interventions françaises en Afghanistan, Libye, Côte-d’Ivoire.

Ce qui se profile à l’horizon, c’est bien la guerre impérialiste, son cortège de destructions, de morts et de génocides. Ce qui se profile, c’est l’assaut de la bourgeoisie financière la plus agressive contre toute l’économie et tout le pouvoir d’État : le fascisme.

Aujourd’hui comme il y a 66 ans, guerre à la guerre impérialiste !
Il n’y aura pas de nouvelle boucherie ! Il n’y aura pas de nouvel holocauste !

8 et 9 mai 1945 : Game Over, Nazis !

Shavua Tov – שבוע טוב

Shabbat Shalom – שבת שלום

Entrée vendredi à 20h54, sortie samedi à 22h10.

La révolution sera aussi juive et arabe [document de juillet 2009]

Dans les années 1950-1960, beaucoup de personnes juives se sont engagées à l’extrême-gauche… Du côté trotskyste on trouve par exemple Daniel Gluckstein, Henri Weber, Alain Krivine, Daniel Bensaïd, Barta, Pierre Franck, Pierre Lambert, du côté anarchiste on a bien sûr Daniel Cohn-Bendit, du côté maoïste on a Robert Linhart, Alain Geismar, Benny Levy…

Les deux organisations les plus créatives et les plus actives, la Ligue Communiste Révolutionnaire et la Gauche Prolétarienne, ont compté dans leurs rangs beaucoup de personnes juives, au point même que cette composante juive doit être vraiment prise en compte pour comprendre l’histoire de ces organisations.

Il y a ainsi cette blague datant de la LCR des années 1970 : « Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue communiste ? Parce que Bensaïd est séfarade ! »

Alors pourquoi en 2009 [au moment du verdict dans le premier procès pour Ilan Halimi] se retrouve-t-on avec une extrême-gauche française qui, dans sa très grande majorité, ne parle pas d’Ilan et considère l’antisémitisme comme quelque chose de finalement « tout à fait secondaire » ?

Une des raisons est simple : l’extrême-gauche de mai 1968 voulait la révolution. Aujourd’hui l’extrême-gauche française se contente d’un style de vie petit-bourgeois, sans grandes idées ni envie de tout renverser.

Pas étonnant que les masses restent à l’écart, y compris donc les masses juives, qui en raison de l’antisémitisme sont pourtant prêtes à aller de l’avant.

Mais l’extrême-gauche française, dans sa grande majorité, n’a pas de grande ambition. Alors, tant qu’à faire du légalisme, les intellectuels progressistes issus de la communauté juive s’enferment directement dans la social-démocratie, dans la gauche « raisonnable ».

Et les masses juives ont perdu tout rapport avec les intellectuels progressistes passés dans le camp de la révolution, qui ont en quelque sorte « oublié » d’où ils venaient.

Le même phénomène touche les personnes d’origine arabe : pourquoi iraient-elles faire confiance à une extrême-gauche qui se bat pour quelque chose d’idéaliste ? Sans compter que les personnes arabes ont un grand patrimoine culturel, qu’elles ne comptent pas abandonner dans un grand élan idéaliste.

Ainsi, le peuple souffre concrètement, les travailleurs souffrent concrètement, les minorités nationales souffrent concrètement, voilà pourquoi il n’y aura pas de révolution en France sans que les personnes juives et arabes se lancent dans la bataille : elles sont le témoin d’une juste ligne de masse.

Il n’y aura aucun progrès de la révolution en France sans que la lumière de l’amitié judéo-arabe ne brille comme lumière témoin de l’unité de tout le peuple balayant le vieux monde.

L’extrême-gauche ferait donc bien de tout faire pour abattre les projets fascistes visant à monter les personnes juives contre les personnes arabes et vice-versa. Il en va de la possibilité même de la révolution.

Et Hapoel est une contribution à cette bataille pour l’unité populaire, cette longue marche, cette longue quête…

Nucléaire, vivisection, esprit mécaniste français ? NON MERCI !!!

Contre le 1er mai de Marine Le Pen : solidarité ouvrière par delà les frontières !

Il est écrit en hébreu :

Vive le 1er mai
journée de solidarité internationale des forces de travail ! [= travailleuses travailleurs]

Pour l’unité des forces de travail [= travailleuses travailleurs]
dans la lutte pour [illisible], la paix, le pain et le travail, pour la démocratie et le progrès social !
Vive la paix, vive le socialisme !

Le parti communiste israelien.