La barbarie vient du « centre de la société » – PCMLM
Les actes de barbarie et les humiliations prennent leur source dans le capitalisme et se multiplient à l’époque de la crise générale
L’actualité offre de multiples occasions de s’apercevoir très concrètement de la logique mécanique de la bourgeoisie soulignée par Contre-Informations.
La bourgeoisie a un esprit segmentant qui constate simplement la répétition d’évènements sordides. Dans l’idéologie dominante du capitalisme, chaque cas de barbarie qui sort dans l’actualité existe en lui-même et leur répétition crée une dynamique réactionnaire favorable au « retour à l’ordre ».
Ce retour à l’ordre s’interprète dans un une logique sociale-démocrate (le mythe du « capitalisme à visage humain », de la « paix sociale » évitant les actes de barbarie) ou dans la logique terroriste et punitive du fascisme appuyant une dictature ouverte de la bourgeoisie via la police et l’armée. Et il est facile de voir que ces deux tendances se renforcent l’une l’autre et que les « débats » proposés par la « démocratie » bourgeoise se résument à un aller-retour entre ces deux pôles qui sont les deux aspects de la même dynamique réactionnaire.
Face à cet opportunisme des frères jumeaux social-démocrate et fasciste qui vise au final à pérenniser l’ordre horrible du capitalisme, la science MLM affirme que le capitalisme lui-même engendre inévitablement la barbarie dont témoignent les faits d’actualité.
Par exemple, deux jeunes femmes (16 et 27 ans) ont été placées en détention provisoire et trois autres adolescentes (14, 15 et 17 ans) mises sous contrôle judiciaire car elles sont soupçonnées d’avoir brutalisé une femme de 29 ans à son domicile à Saint-Quentin (Aisne).
Cette dernière a subi des tortures et d’ignobles sévices sexuels avec une volonté manifeste d’humiliation. Elle a ainsi été forcée d’ingurgiter un tampon usagé et ses agresseuses lui ont mis un balai WC dans la bouche. La victime a également été violée avec des objets.
Cette femme aurait subi ce déchaînement de barbarie pour être devenue la nouvelle petite amie de l’ancien compagnon de la tortionnaire la plus âgée.
Il est évident que ces humiliations ne sont pas déconnectées de l’enfer capitaliste. Les humiliations revêtent un caractère sexuel très prononcé qui porte la marque flagrante du patriarcat.
Ainsi, le viol avec objet renvoie à la négation de la sexualité des gays considérée comme « repoussante » par le patriarcat et constitue un signe de domination volontairement avilissant dans un rapport fasciste de « fort » à « faible » (voir cet article de Révolution).
Les humiliations recourant aux déjections (urine, excrément) ou, de manière encore plus flagrante, au sang menstruel, sont des composantes de l’idéologie patriarcale qui exacerbe la compétition individualiste avec la volonté de soumettre une personne dominée, rabaissée à un « rang » inférieur.
Ce genre d’humiliations fait donc partie prenante de l’idéologie dominante du capitalisme et sont même intégrées dans les institutions de l’Etat bourgeois comme rituel initiatique légitimant son acceptation dans un clan d’ « élite », selon une conception tribale qui peut ensuite se traduire par les copinages mafieux et les « services » rendus entre bourgeois.
C’est ainsi que les grandes écoles où se forment les « élites » bourgeoises possèdent très fréquemment des journées de bizutage, parfois rebaptisées WEI (week-end d’intégration), où l’obsession sexuelle joue un rôle fondamental. Il s’agit bien à chaque fois de ramener le « nouveau » à son statut « inférieur » et établir ainsi une hiérarchie verticale basée sur l’obéissance, comme dans le modèle fasciste.
On peut aussi penser à la mise à nu et au toucher rectal pratiqués abusivement en garde-à-vue pour traumatiser et tenter de briser la résistance à l’ordre inique du capitalisme.
Les actes de barbarie et les humiliations représentent donc une partie intrinsèque du capitalisme lui-même qui se multiplient avec la progression du fascisme concomitante de la crise générale.
Ainsi, le procès de Jean-Pierre Planqueel (32 ans), Franck Julien (39 ans), Arnaud Frapech (30 ans), Barbara Jean-Louis (28 ans) et Aurélie Piteux (24 ans) s’est ouvert lundi pour le meurtre barbare de William Modolo en 2006 à Saint-Cannat, à une vingtaine de kilomètres d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
William Modolo, un jeune homme de 21 ans, avait été tabassé pendant plusieurs jours, violé, brûlé à plusieurs endroits, subi l’arrachage de 15 dents avant d’être tué par lapidation (le gang des tortionnaires ayant voté pour son exécution).
William était un peu gros et considéré comme « trop gentil », c’est-à-dire « faible » selon la mentalité patriarcale où le fait d’écraser les autres et de se montrer cassant est valorisé car il faut survivre dans une optique social-darwiniste.
Cette barbarie naît au cœur du capitalisme et se révèle encore plus avec la montée du fascisme. Le capitalisme est tellement immonde dans son indifférence à l’humain qu’un membre de l’élite bourgeoise comme Eric Woerth se permet même de manipuler de justes émotions à son avantage en se déclarant lundi victime d’une « sorte de lapidation médiatique ».
Woerth sait pertinemment que le mot de « lapidation » est dans l’actualité en raison de l’ouverture du procès de William Modolo et du cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Son utilisation opportuniste de ce terme révèle toute l’indécence et l’indignité de la bourgeoisie complice de la barbarie capitaliste.
Les actes de barbarie et les humiliations sont les expressions du capitalisme qui ne cesseront qu’avec la victoire de la révolution socialiste.
De la révolution socialiste émergera une société sans compétition et cruautés, où l’amour est un sentiment vrai qui n’est pas l’objet de concurrence, une société d’humains libres de toute exploitation, « une communauté humaine universelle, formant une société d’artistes et de savants, qui vivent en harmonie avec la biosphère, célébrant la vie et se considérant comme les enfants du soleil ».





