La voiture de Sammy Ghozlan incendiée

S’il y a une personne qui veut se poser comme incontournable dans les communautés de la région parisienne, c’est bien Sammy Ghozlan.

Pour caricaturer un peu, Sammy Ghozlan est partout.

Très activiste, investi dans les conseils d’administration des principales institutions bourgeoises juives, Sammy Ghozlan consacre une partie très importante de sa vie à la militance au sein des communautés juives : cela, personne ne peut le lui enlever.

Mais il le fait à sa manière, c’est-à-dire à la manière d’un activiste sioniste de droite, qui cherche à mobiliser la base populaire de la communauté juive par son agitation permanente.

Aujourd’hui Sammy Ghozlan est président du Conseil des Communautés Juives de Seine-Saint-Denis (CCJ 93), fondateur et président du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA), vice-président du Consistoire de Paris, etc.

Ah ! un détail ! Si cela permet de mieux cerner le personnage, Sammy Ghozlan est aussi un ancien commissaire de police !

Toujours est-il que Sammy Ghozlan a été visé il y a quelques jours par une agression, et malgré ce que chacunE pourrait penser de cet activiste sioniste, il n’y a pas de raison a priori de remettre en cause son témoignage.

Cela se passe dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le pavillon familial au Blanc-Mesnil (93) : dans le jardin, la Peugeot 207 de Sammy Ghozlan est incendiée.

C’est une voisine qui a prévenu les pompiers, tandis que les Ghozlan dormaient.

Selon leurs déclarations, de nombreuses voitures étaient garées dans la rue, et c’est la voiture de Sammy Ghozlan qui a flambé, alors qu’apparemment il fallait ouvrir le portail du pavillon pour accéder à la Peugeot 207.

Bref, il ne s’agirait pas d’une embuscade contre la police dans une optique de guerilla urbaine, mais bien d’un acte qui viserait personnellement Sammy Ghozlan.

Serait-ce parce que Sammy Ghozlan est un responsable sioniste ?

C’est difficile à dire, car autant Sammy Ghozlan est hyperactif, autant il est finalement assez insignifiant du point de vue des intérêts directs de l’État israelien.

Et si l’on veut pratiquer la violence contre les intérêts sionistes en France, il y a quand même lieu d’être plus « stratégique », de mieux viser, de frapper plus juste…

Alors ? Qu’en pense Sammy Ghozlan lui-même ?

Tout d’abord il explique qu’il n’a reçu ni menaces, ni revendication de l’attaque.

Puis il enchaîne en évoquant « une attaque antisémite et une intimidation », et parle d’une « attaque inquiétante » : « s’ils s’attaquent à un bien, ça peut être le premier pas. »

Enfin il pense avoir été visé car il « dénonce des agressions antisémites et travaille avec des associations musulmanes modérées » (comme l’imam de Drancy, voire l’UAM 93).

Il y a certainement une part de vérité dans ce que dit Ghozlan, d’autant plus quand on connaît la récente (et relative) agitation islamiste menée par le Collectif Cheikh Yassine en Seine-Saint-Denis.

Mais quand on est relégué dans les quartiers prolétaires de la banlieue parisienne et qu’on n’entrevoit plus que la lutte armée comme moyen de se libérer, il existe un milliard de cibles pour résister à l’oppression quotidienne et faire trembler l’ordre capitaliste.

Alors aller chercher jusqu’au fond de son jardin la voiture d’un responsable institutionnel juif – même sioniste – au lieu d’attaquer les commissariats de quartier, les pôles emploi, les missions locales voire les collèges… il n’y a pas à dire : c’est louche, très louche.

Voilà donc une vérité que l’extrême-gauche sera bien obligée de comprendre un jour si elle veut réellement renverser le vieux monde : il n’y aura pas de révolution en France sans lutte contre la division du peuple et le faux « anticapitalisme » islamiste !

Autrement dit, il n’y aura pas de révolution en France sans une bataille quotidienne et intransigeante contre l’antisémitisme !