65 ans après la libération des camps : Nizkor !
Depuis hier soir, Yom HaShoah commémore les 6 millions de victimes juives de la barbarie nazie.
6 millions de personnes qui ne sont pas revenues pour la seule et unique raison qu’elles étaient nées juives.
6 millions de personnes passées par l’enfer des ghettos, des exécutions devant une fosse commune, des camps de concentration, et par l’horreur des camps de la mort.
La Shoah a consisté en la destruction systématique des populations juives d’Europe, et en ce sens elle porte une spécificité irréductible.
Car très concrètement, on a voulu anéantir les nôtres. Et même de manière prioritaire sur l’effort de guerre nazi, à des centaines de kilomètres du Reich.
La Shoah n’est pas une idée abstraite. Elle est l’aboutissement historique et planifié de la barbarie fasciste.
En ce Yom HaShoah, 65 ans après la libération des camps, nos pensées vont – à travers les membres de nos familles qui ont été victimes de la barbarie nazie ou qui y ont réchappé – à toutes les victimes du nazisme.
Il est indispensable d’affronter la réalité de ce qu’a été l’extermination des populations juives d’Europe. Chaque personne, d’origine juive ou pas, doit comprendre la portée de la Shoah, et comprendre que le mot barbarie n’est pas une simple incantation.
Voilà pourquoi il est également indispensable de connaître l’histoire des génocides en Namibie, en Arménie, des Rroms et Sintis en Europe, au Bangladesh, au Burundi, au Kurdistan, en Bosnie, au Rwanda, au Congo, au Darfour, au Sri Lanka.
Car malheureusement, rien ne crée plus de solidarité que d’avoir tutoyé les abîmes et le néant.
Ami, amie, l’oubli est un deuxième anéantissement.
Souvenons-nous. Nizkor.





