Pour la journée internationale des femmes
Copenhague, Danemark, 1910. Lors de la seconde conférence internationale des femmes socialistes, la communiste Clara Zetkine propose la création d’une journée de célébration pour la libération des femmes.
La date du 8 mars ne sera fixée qu’à partir de 1917, puisque c’est à cette date que la grève des ouvrières de St-Pétersbourg lance la révolution « de février » en 1917 (avant la révolution socialiste d’Octobre).
En 1921, Lénine proclame officiellement le 8 mars comme journée des femmes, et, c’est dire son importance, ce jour deviendra un jour férié en Union Soviétique.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Que la journée internationale des femmes est un héritage du mouvement ouvrier, et que le mouvement de libération des femmes est indissociable de la marche au communisme.
Cela il ne faut pas l’oublier, en ce 100ème anniversaire de la journée internationale des femmes.
Quelle est la situation des femmes aujourd’hui ?
Bien évidemment, elle a progressé depuis 100 ans.
Mais l’égalité des sexes est encore très très loin, et ne parlons même pas de la libération totale des femmes…
C’est-à-dire qu’aujourd’hui, le sexisme, le machisme, le patriarcat sont d’une cruelle actualité, sous toutes les formes imaginables, dans tous les recoins de la société. Les femmes sont quotidiennement victimes de violences physiques, psychologiques et sexuelles.
Parallèlement, on revoit surgir à la surface des phénomènes de barbarie contre les femmes, qui sont l’expression de la putréfaction du vieux monde en crise.
La tendance est donc non seulement celle d’une régression lente et silencieuse, d’un « grignotage » des droits démocratiques arrachés par les luttes féministes, mais en plus d’une véritable vague de fond de retombée dans la barbarie.
Le féminisme, la lutte contre le patriarcat, est donc une lutte qui n’a rien perdu de sa nécessité, mais qui de plus relève actuellement de l’urgence.
Parmi les masses populaire juives, les femmes sont victimes d’une triple oppression.
La première est l’exploitation capitaliste au travail, qu’il soit à l’extérieur ou au sein du « foyer familial ».
La seconde est l’oppression raciste, en tant que personnes issues de la minorité nationale juive.
La troisième est spécifique aux femmes, c’est l’oppression sexiste, qui s’imbrique en fait parfaitement avec l’exploitation capitaliste.
C’est l’oppression qui fait de la femme prolétaire juive « le prolétaire du prolétaire », et disons-le clairement, « le juif du juif ».
Sans guerre totale contre la triple oppression, il n’y a aucun espoir pour chaque mouvement particulier de libération.
Les femmes ne sont pas là à mendier le « respect » de la part d’une société sexiste, elles exigent la libération, la libération totale, la liquidation de la triple oppression dont elles sont victimes.
La cause des femmes est la cause du peuple !
Les femmes sont la moitié du ciel, elles doivent le devenir !
[Hapoel exprime son soutien au groupe Pélénop, groupe autonome féministe de l'Action Antifasciste.]





