Filmer les camps

Après avoir chanté les camps, voici une exposition intitulée « Filmer les camps, de Hollywood à Nuremberg ». Celle-ci s’est ouverte il y a quelques jours, au Mémorial de la Shoah de Paris.

Mais là encore, comme avec Jean Ferrat, il s’agit des camps de concentration et non des camps d’extermination.

La raison en est simple : l’exposition suit les cinéastes John Ford, Samuel Fuller et George Stevens, qui accompagnaient l’armée américaine pour filmer la libération des camps, notamment avec un souci de recueillir des preuves des crimes nazis.

Dès lors, l’exposition « Filmer les camps » ne pouvait s’intéresser à la libération des camps d’extermination, c’est-à-dire le cœur sanglant de la Shoah proprement dite, puisque ceux-ci avaient été libérés par l’Armée Rouge de Staline.

Et en effet, ce qui est filmé, c’est les camps de concentration de Dachau et de Falkenau (une dépendance de Flossenburg), ce qui évidemment est très intéressant pour comprendre ce que signifie la répression sous le fascisme.

Cependant, un cycle de conférences et de films se tient au Mémorial de la Shoah depuis l’ouverture de l’exposition le 10 mars.

Par exemple, hier a eu lieu la projection du film « Le journal d’Anne Frank » (USA, 1959), alors qu’il y a seulement deux mois était décédée Miep Gies, l’amie d’Anne Frank qui avait sauvé son journal.

Quant aux images des camps de concentration, une soirée a lieu ce jeudi avec deux films documentaires réalisés dans l’immédiat après-guerre par les services d’information alliés. Ces deux documentaires montreront Dachau, Bergen-Belsen, Buchenwald.

Enfin, lundi prochain sera diffusé un film de 1944 sur la libération du camp d’extermination de Majdanek par l’Armée Rouge, avec des images issues d’une collaboration soviéto-polonaise.

Pour en savoir plus sur l’exposition « Filmer les camps », tous les détails ainsi que plusieurs vidéos se trouvent sur le mini-site de l’exposition réalisé par le Mémorial de la Shoah.