Hommage à Adam Rayski
Le 11 mars 2008, il y a 2 ans déjà, Adam Rayski nous quittait.
Le saviez-vous ?
Adam Rayski est né en 1913 en Pologne, de son vrai nom Abraham Rajgrodski. Il s’est engagé très tôt dans le parti communiste, alors clandestin, et dirigea la jeunesse communiste de Byalistok.
À l’âge de 19 ans, il émigra à Paris, et étudia pour devenir journaliste. Il a effectivement été journaliste, en français à l’Humanité, et en yiddish à la Naye Presse (nouvelle presse) de la sous-section juive du PCF.
Pendant la guerre, Adam Rayski est fait prisonnier mais s’évade et revient à Paris, où il participe à réorganiser la Main-d’Œuvre Immigrée comme structure militarisée. Il devient d’ailleurs responsable national de la MOI en septembre 1941.
En mai 1943 à Paris, Adam Rayski est l’un des principaux acteurs de l’unité des juifs immigrés au sein du Comité Général de Défense Juive (CGD).
Le CGD était un regroupement général de résistantEs d’origine juive, communistes, bundistes, socialistes, sionistes, principalement immigréEs d’Europe de l’Est. Son but était de sauver la minorité juive en organisant la clandestinité.
Ce regroupement résistant, indépendant du Consistoire, était justifié par une question de vie ou de mort : même après le Vél d’Hiv, le Consistoire ne comprenait pas le sort qui attendait la minorité juive de France – et encore moins le sort des immigréEs.
En septembre 1944 à Lyon, le Comité de Défense se transforme en un nouveau regroupement, le Conseil Représentatif des Israélites de France (avant que le i de Crif ne devienne « institutions »…).
Ainsi, Adam Rayski a été, en tant que représentant du courant communiste au sein de l’immigration juive, l’un des cofondateurs du Crif.
Après la guerre, Adam Rayski retourne en Pologne, et revient en France en 1957.
Il restera proche de la ligne de l’Union Juive pour la Résistance et l’Entraide (UJRE), dont il deviendra président d’honneur quelques années avant sa mort. Il sera aussi président de l’Union des Résistants et Déportés juifs de France.
Adam Rayski a écrit de nombreux livres sur la résistance juive en France (dont certains avec l’historien anticommuniste Stéphane Courtois…).
Aujourd’hui, Adam Rayski repose au Père Lachaise à Paris.
Ce 11 mars est donc aussi l’occasion de rappeler l’une des traditions àlaquelle Hapoel rend hommage : l’histoire de la MOI, de la sous-section juive du PCF, de la résistance communiste juive au fascisme, de l’unification de la résistance.






