Ivri Lider, un chanteur très mainstream

Le saviez-vous ?

Une nouvelle que connaissent déjà touTEs les fans : aujourd’hui c’est l’anniversaire d’Ivri Lider.

Ivri Lider (עברי לידר), c’est un chanteur israelien qui est une véritable star là-bas, et est de plus connu comme « icône gay ».

De fait, Ivri Lider est assez représentatif de la pop-rock israelienne mainstream, y compris du travers typiquement israelien de croire que les chansons un peu molles seraient plus « spirituelles »…

Ivri Lider est né d’un père argentin et d’une mère polonaise le 10 février 1974 – ce qui lui fait donc 36 ans aujourd’hui.

Depuis son premier album en 1997, il a enchaîné les hits, parmi lesquels (dans un ordre plus ou moins chronologique, et avec uniquement la transcription pour ne pas alourdir) :

- Melatef OuMeshaker (caresser et mentir) ;
- Tamid Ahava (l’amour toujours) ;
- Yoter Tov Klum Mikim’at (mieux vaut rien plutôt que presque) ;
- ‘Hultzat Passim (chemise rayée) ;
- HaKos HaK’hula (le verre bleu) ;
- Ha’Anashim Ha’Hadashim (les nouveaux gens) ;
- Batei Kafe (les cafés) ;
- Geshem A’haron (dernière pluie) ;
- Ze Lo Oto Davar (c’est pas la même chose) ;
- Nissim ;
etc.

En janvier 2002, Ivri Lider a fait son coming-out dans une interview à Ma’ariv, le grand hebdomaire israelien.

De plus, il a participé aux bandes originales des films d’Eytan Fox, lui aussi homosexuel :

- sur Yossi VeJagger (Yossi & Jagger), un film très peu connu en France sur deux soldats gays, il avait composé Bo (viens), une reprise de la chanteuse Rita ;

- sur Lalekhet ‘Al HaMayim (Tu marcheras sur l’eau), un film « un peu compliqué », il avait composé Cinderella Rockefeller et Mary LaNetza’h (Mary pour toujours) ;

- enfin sur HaBu’ah (The Bubble), un film vaguement autobiographique sur la jeunesse de Tel Aviv, il avait composé The Man I Love.

Parmi toutes ces chansons, certaines sont au minimum sympathiques, mais d’autres sont molles, très molles.

Par conséquent, même quand Ivri Lider parvient à dépeindre une réalité (notamment sur l’homosexualité, voire sur les travailleurs et travailleuses immigréEs), toute conflictualité est évacuée, tout est lisse.

Toutes les contradictions d’Ivri Lider se résument en cette anecdote qui date de l’été 2007 : Lider devait se produire en faveur de l’association israelienne pour les soldats, mais a été annulé 3 jours avant le concert parce qu’il avait refusé de signer une lettre réglementaire disant qu’il aimait Tzahal et respectait ses valeurs.

Bref, d’un côté le refus de se confronter au nationalisme, de l’autre la méfiance légitime envers une armée d’assassins.

Et pareillement : d’un côté l’appartenance à une minorité sexuelle, de l’autre un esprit mainstream pacifié.

Le site d’Ivri Lider, sur lequel on peut écouter l’intégralité de ses albums, est par ici.
Ci-dessous, le beau clip de la belle chanson Ze Lo Oto Davar.