« Nous avons ici un merveilleux géorgien. »

Voilà ce que disait Lénine en 1913 à propos du jeune Staline, et de sa brochure « Le marxisme et la question nationale ».

Car il faut savoir que Staline était un spécialiste, au sein du parti bolchevik, de la question nationale et coloniale. Au point que, dès la révolution d’Octobre 1917, il occupera le poste de Commissaire du Peuple aux Nationalités, et cela jusqu’en 1923.

À ce titre, il est quasi impératif d’étudier la brochure « Le marxisme et la question nationale » pour comprendre le point de vue communiste sur la question des minorités nationales – qui nous concerne au plus haut point.

Il faut étudier en particulier le chapitre « Le Bund, son nationalisme, son séparatisme », qui critique très durement les tenants de « l’autonomie nationale-culturelle » en Russie, Autriche, Pologne et Lituanie – et sape donc aussi les bases du sionisme. Ce point de vue n’existe plus aujourd’hui en tant que tel, mais le Bund garde un certain « prestige » chez la petite-bourgeoisie juive de gauche du style U"J"FP, qui ne veut surtout pas rejoindre le camp de la révolution.

Il est temps de comprendre que la France est un pays multinational, avec des minorités nationales arabe, juive, rom, bretonne, etc.

Il est temps de comprendre que le métissage est depuis déjà longtemps une réalité quotidienne du peuple.

Il est donc temps d’étudier et de développer les positions communistes sur la question nationale en France, pour donner au peuple les armes de sa propre libération.

Hapoel est une contribution à cette compréhension, dans la droite ligne de Staline.

« Le chauvinisme national et racial est une survivance des mœurs misanthropiques propres à la période du cannibalisme. L’antisémitisme, comme forme extrême du chauvinisme racial, est la survivance la plus dangereuse du cannibalisme.

L’antisémitisme profite aux exploiteurs, comme paratonnerre afin que le capitalisme échappe aux coups des travailleurs. L’antisémitisme est un danger pour les travailleurs, car c’est une fausse route qui les égare hors du droit chemin et les conduit dans la jungle. Aussi les communistes, en tant qu’internationalistes conséquents, ne peuvent être que les ennemis jurés et intransigeants de l’antisémitisme.

En URSS, la loi punit avec la plus grande sévérité l’antisémitisme comme phénomène opposé au régime soviétique. Selon les lois de l’URSS, les antisémites actifs sont condamnés à la peine de mort. »

Joseph Staline, réponse à une question télégraphique de l’Agence juive d’Amérique, 31 janvier 1931