‘Hag Souccot Samea’h ! – ! חג סכות שמח
Ce soir commence la fête de Souccot, la « fête des cabanes » qui dure deux jours. La fête débute donc à la tombée de la nuit, à 19h09, Shabbat se termine demain à 20h11, et Souccot se termine dimanche à 20h12.
La tradition à Souccot est de construire des cabanes (« Souccah » au singulier, « Souccot » au pluriel), selon certaines règles très précises. Ces Souccot deviennent alors un lieu de célébration (religieuse entre autres), de convivialité, où l’on invite souvent de la famille ou des amis pour partager un repas – du moins dans les pays où il fait encore chaud à la période des fêtes…
Mais pourquoi des cabanes ? Pour commémorer l’errance dans le désert à la sortie d’Égypte, pendant laquelle les Hébreux ont dû vivre sous des cabanes.
Un rite religieux connu consiste en la mitzvah du Loulav, c’est-à-dire bénir la Souccah en tenant en main le Loulav et l’Etrog. L’Etrog est une sorte de citron (le cédrat, pour être précis), tandis que le Loulav est une appellation collective pour trois branches de plantes : le Loulav pour le dattier, le Hadass pour la myrte et la ‘Aravah pour le saule.
Les cabanes, les branches, la fin de l’été, le début des pluies… Tout cela n’appartient-il pas au registre de l’agriculture ? Oui, précisément.
Car au-delà de l’aspect religieux, il faut bien garder à l’esprit que Souccot est une fête agricole de réjouissances, à l’occasion de la moisson. D’ailleurs, elle fait partie des trois pèlerinages qui étaient en vigueur à l’époque du Temple : Pessa’h, Shavuot et Souccot, qui marquent trois moments de l’année agricole.
Sous la couche des rituels parfois étranges de Souccot (tourner sept fois autour de la Souccah, etc.), cette fête n’est donc absolument pas déconnectée de la question de la production (comme tout, d’ailleurs) : elle en est simplement un écho mystique, censé se réaliser comme pèlerinage de toutes les Nations à Jérusalem dans les temps messianiques (= le communisme, en termes scientifiques).
‘Hag Souccot Samea’h !
! חג סכות שמח





