Archives de octobre, 2009

Isabel Pisano à la librairie « Résistances »

Demain, samedi 31 octobre, se tient à la sinistre librairie « Résistances » une conférence d’Isabel Pisano.

Cette conférence consiste en une présentation de son nouveau livre, « Yasser Arafat, intime. La passion de la Palestine », qui sort pour le 5ème anniversaire de la mort d’Arafat le 11 novembre 2004 (mort provoquée par empoisonnement d’après Isabel Pisano).

Ce livre est publié aux Éditions Demi-Lune, qui semblent vouer tout leur argent et toute leur énergie à réfuter les attentats du 11 septembre 2001…

Notons que la même conférence aura lieu ce soir, à la librairie « La lucarne des écrivains » dans le 19ème, avec comme traductrice… la négationniste Maria Poumier !

Qui est cette Isabel Pisano, invitée de la librairie « Résistances » ?

Isabel Pisano est une journaliste uruguayenne, qui a couvert les guerres de Palestine, Liban, Tchad, Irak, Bosnie et Somalie. Elle a été récompensée par le ministère de la culture de l’État espagnol, et élue en 2002 comme « meilleure journaliste de l’année » par ses pairs.

Mais il faut également savoir qu’Isabel Pisano a été la compagne pendant 12 ans de Yasser Arafat, ce qui doit être largement abordé dans son livre.

Quoi qu’il en soit, Isabel Pisano doit être considérée comme proche des négationnistes – si elle ne l’est pas elle-même…

En effet, elle a été invitée en mai dernier par l’association « Entre la Plume et l’Enclume » au Théâtre de la Main d’Or, le théâtre privé de l’antisémite Dieudonné.

Cette association « Entre la Plume et l’Enclume » a été créée par les négationnistes Ginette Skandrani et Maria Poumier (qu’on retrouve à la conférence de ce soir dans le 19ème), initialement pour soutenir l’antisémite Israel Shamir. Son but proclamé est de combattre la « censure sioniste », incarnée par la loi Gayssot et par « le lobby ». Lisez leur présentation (en bas de la page d’accueil), c’est éloquent…

Rappelons que Skandrani et Poumier étaient sur la liste fasciste Dieudonné – Soral – Gouasmi aux européennes, et que cette liste était alors justement en pleine campagne antisémite en mai dernier, quand Isabel Pisano a été invitée chez Dieudonné. Et comme par hasard, Skandrani et Poumier font justement de la publicité pour le livre de Pisano.

Comme le monde est petit, n’est-ce pas…

Et qu’a fait Isabel Pisano dans ce repaire de négationnistes ? Rien de moins qu’un « vibrant hommage » au négationniste Roger Garaudy !

Son discours consistait tout simplement en un ramassis de lieux communs antisémites et pro-négationnistes, allant parfois jusqu’au délire. En cliquant sur « Lire la suite » en bas de notre article, on trouve des extraits de ce discours d’Isabel Pisano : c’est toujours à la limite de l’explicite, mais pour toute personne antifasciste, c’est très clairement antisémite et négationniste.

Et c’est cette antisémite d’Isabel Pisano qui se retrouve chez la librairie « Résistances », dont nous avons déjà largement parlé.

Le fascisme est un mouvement, avec ses mutations, ses contradictions et ses synthèses – et clairement la librairie de la CAPJPO-Europalestine ne s’en démarque pas.

Disons-le nettement : les personnes qui prétendent encore qu’Europalestine n’est pas antisémite sont non seulement aveugles, mais aussi complices du fascisme en France. Quant aux antisémites, ils savent très bien qu’ils y sont chez eux…

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Quelques actualités de l’antisémitisme

Nous avons parlé ce mardi des chiffres de l’antisémitisme au premier semestre 2009, qui s’avèrent alarmants par rapport à toute l’année 2008. Voici quelques actualités de l’antisémitisme en France et en Europe.

1) Mardi 27 octobre, le fasciste Dieudonné a finalement été condamné pour injure publique, à l’issue d’un procès (dont nous avons abondamment parlé ici) pour le « sketch » de Faurisson et Dieudonné au Zénith de Paris en décembre dernier.

Dieudonné a été condamné à une amende de 10000 €, ainsi qu’à rembourser les frais de justice de la LICRA, mais n’a pas eu de peine de prison. Quant au négationniste Faurisson, il n’a pas reçu de condamnation, ce dont son avocat John Bastardi-Daumont se réjouit sur son blog.

En URSS sous Staline, le sort de ces deux antisémites aurait été réglé depuis longtemps.

2) À Perpignan, une synagogue a été attaquée à St-Matthieu. Dans la nuit de shabbat dernier, un départ de feu a noirci la porte de la synagogue ainsi qu’une Magen David à l’entrée. Peu de dégâts au final, mais un acte antisémite en plein shabbat, qui aurait pu tourner en incendie.

3) À Strasbourg, des tracts antisémites ont récemment été diffusés dans des boîtes-aux-lettres. Il s’agit d’un texte de l’antisémite forcené Hervé Ryssen, intitulé « Ce que veulent les Juifs ».

Ce tract a déjà été diffusé à plusieurs endroits en France depuis quelque temps (Rennes, Lannion, Arras, Strasbourg, etc.). Nous en avions déjà parlé de manière un peu plus détaillée.

4) Dans le Tarn, plusieurs lycées (à Gaillac, Castres, Mazamet, Albi, etc.) ont reçu un courrier de la part d’une eurodéputée italienne, avec l’en-tête du Conseil de l’Europe, de la Commission européenne de la Santé et de l’Éducation nationale.

Ces courriers contenaient un CD négationniste, prétendant expliquer la pandémie de grippe porcine, ainsi qu’une maladie « aussi contagieuse que le virus H1N1 », la « Fauridel-Zunsson » – pour les négationnistes Faurisson et Zündel.

5) L’évêque négationniste Williamson a été condamné à une amende par un tribunal de Bavière en Allemagne, qui avait nié l’ampleur de la Shoah en début d’année. Cette amende est proportionnelle à son revenu, dans la limite de 12000 €. Williamson n’était évidemment pas présent, et ne va d’ailleurs sans doute rien payer.

Marcel Rayman, combattant des FTP-MOI

Le saviez-vous ?

Marcel Rayman (ou Rajman) naît à Varsovie le 1er mai 1923. Il arrive en France à l’âge de 8 ans, et rentre un peu plus tard dans les organisations communistes yiddish de masse (les Pionniers pour les enfants, la YASK pour le sport). Il obtient son brevet à 15 ans, et va alors travailler dans le textile.

Lorsque la guerre éclate, les organisations communistes sont interdites. Mais dès que la Jeunesse Communiste est réorganisée, Marcel Rayman s’y engage, jusqu’au début 1942. Il est alors responsable à 18 ans de la J.C. clandestine dans le 11ème arrondissement de Paris.

C’est au début de 1942 qu’il prend contact avec les FTP-MOI, et demande à entrer dans un détachement juif. Il y fait très rapidement ses preuves, notamment par sa vivacité et son audace. Rayman devient alors connu sous plusieurs blazes, comme Simon Maujean, Michel Mieczlav ou bien Faculté (c’est ce nom qui figure dans les rapports de la police française).

Marcel Rayman servira à 19 ans comme formateur militaire, et aidera ainsi à la formation des détachement tchèque et arménien de la MOI. Par exemple, c’est sous sa direction que Manouchian mènera sa première attaque.

Rayman enchaînera alors les actions de lutte armée, au point de devenir l’un des membres les plus expérimentés des FTP-MOI, et de former « l’équipe spéciale » avec les combattants Celestino Alfonso et Léo Kneler. Il est également responsable du groupe d’action « Stalingrad ».

Parmi les attaques de guérilla auxquelles Rayman participe, on peut citer le « grenadage » d’un car de la marine de guerre nazie, le 3 juin 1942 dans le 16ème, ou encore l’attaque – manquée – contre un général nazi responsable des exécutions des résistants en France.

Ces attaques font de Marcel Rayman un combattant activement recherché par les Brigades Spéciales des RG, qui le repèrent en août 1943.

Mais l’action armée qui a connu le plus de retentissement est assurément la liquidation de l’officier SS Julius Ritter, responsable du Service du Travail Obligatoire, et qui envoyait donc des dizaines de milliers de prolétaires de France servir d’esclaves en Allemagne.

Le 28 septembre 1943 vers 8h30 du matin, après 4 mois de filature par les femmes de l’équipe de renseignement de la MOI, un officier SS monte dans sa Mercedes, rue Pétrarque dans le 16ème.

Celestino Alfonso, qui remonte la rue, passe derrière le nazi et tire plusieurs balles, qui sont amorties par la vitre de la voiture. Le nazi tente de s’échapper par la portière opposée, et c’est alors que Marcel Rayman l’exécute de trois coups de feu.

Cette attaque connaîtra un immense retentissement parmi les masses, notamment « grâce » à l’insistance des autorités à dénoncer cet « acte abominable » et à organiser des obsèques officielles, et sèmera la panique jusqu’à Berlin. La MOI apprendra par la presse l’identité du nazi liquidé.

C’est alors que la police française décide d’arrêter ce qu’il reste des combattants des FTP-MOI, et mène un grand coup de filet le 16 novembre 1943. Marcel Rayman sera pris en filature et arrêté ce même 16 novembre, à un rendez-vous avec la résistante Olga Bancic.

Le groupe des 23 combattants du groupe Manouchian sera jugé en février 1944, et tous seront exécutés le 21 février 1944 au fort du Mont Valérien (à part Olga Bancic, décapitée plus tard en Allemagne).

À seulement 20 ans, Marcel Rayman fait donc partie des martyrs communistes qui apparaîtront sur la sinistrement célèbre « Affiche Rouge », avec la mention « Rayman, juif polonais, 13 attentats ».

Sa mère sera gazée à Birkenau, tandis que son petit frère sera déporté à Buchenwald.

Bien plus tard, le nom de Marcel Rayman sera repris par l’organisation révolutionnaire Action Directe.

En effet, en août 1982, plusieurs attaques d’Action Directe ont pour cibles les intérêts sionistes à Paris, alors que fait rage la guerre au Liban. On peut ainsi noter un attentat contre la voiture d’un responsable de l’ambassade, ou encore une attaque contre Citrus Marketing Board of Israel.

Ces actions de lutte armée seront revendiquées par l’Unité Combattante Marcel Rayman, qui regroupait des membres d’Action Directe d’origine juive.

Honneur à Marcel Rayman !

Un premier semestre 2009 très inquiétant

Les « chiffres de l’antisémitisme » du premier semestre 2009 sont tombés il y a quelques jours – et ils sont alarmants.

Ainsi, entre janvier et juin 2009, il y a eu en France 631 actes antisémites, avec un pic de 360 pour le seul mois de janvier. Des chiffres à comparer aux 474 actes antisémites recensés pour toute l’année 2008.

Ces « actes antisémites » recouvrent deux catégories distinctes : les violences antisémites (attaques contre les personnes ou contre les biens), et les injures et menaces antisémites.

Concernant les violences antisémites, 113 ont été enregistrées au premier semestre, dont 52 en janvier. Quant aux menaces et insultes antisémites, 518 ont été recensées, dont 308 en janvier.

L’inquiétude est donc plus que justifiée. Et cela même si l’on se laisse aller à l’opinion hypocrite, répandue en France, selon laquelle les actes de janvier seraient liés aux massacres de Ghaza, et ne seraient donc pas « vraiment antisémites » (ah ? parce que ce n’est pas raciste d’assimiler les personnes juives de France à l’État sioniste ?).

En effet, en faisant abstraction de janvier, alors ce sont 271 actes antisémites qui se sont produits, ce qui représente une hausse de 42 % par rapport à la même période en 2008, c’est-à-dire de février à juin.

Évidemment, les chiffres du ministère de l’intérieur et du SPCJ (service de protection lié au Crif et au Consistoire) sont ce qu’ils sont, à savoir un recensement statistique par l’État bourgeois.

D’une part les chiffres sont donc certainement sous-évalués, puisque toutes les menaces et injures ne sont pas recensées, que ce soit par peur ou par résignation de la part des victimes.

Et d’autre part, ils servent à rendre abstrait et statistique l’antisémitisme quotidien, car la bourgeoisie ne peut pas – et au fond ne veut pas – combattre le racisme, produit du capitalisme.

Ainsi, l’antisémitisme est en pleine explosion en France, et est également plus violent.

Mais pendant ce temps, certains grands bourgeois d’origine juive, comme Jacques Attali, arrivent à en parler comme d’un « problème qui n’existe pas »… en se protégeant derrière les chiffres !

Apprends de Staline, apprends de Stalingrad !

Et prends conscience que sans Stalingrad, nous ne serions sans doute pas là…

« Les masses font et peuvent tout. »

« Qui est jamais monté au ciel puis en est redescendu ?
Qui donc a recueilli le vent dans ses mains à poignées ?
Qui a enveloppé les eaux dans son manteau ?
Qui a fixé les limites de la terre ?
Quel est son nom et quel est le nom de son fils ?
Dis-le, si tu le sais !
»

Proverbes du roi Salomon, 30.

« Les masses sont la lumière même du monde…
Elles sont la fibre, la palpitation inépuisable de l’histoire…
Quand elles parlent tout tremble, l’ordre chancelle,
Les cimes les plus hautes s’abaissent, les étoiles prennent une autre direction,
Parce que les masses font et peuvent tout.
»

Parti Communiste du Pérou, « La ligne de masses ».

Que les choses soient claires : il n’y aura pas de révolution en France sans les masses juives et arabes, qui sont les témoins du principe révolutionnaire de « servir le peuple ».

Juif ! Juive !
Participe à la bataille pour l’unité populaire !
Rejoins l’Action Antifasciste !

S’organiser pour vaincre ! Kadima Hapoel !

[Défilé de l'Antifaschistiche Aktion en Allemagne au début des années 1930, avec en tête le dirigeant communiste Ernst Thälmann.]

« Rachel »

Aujourd’hui sort un film de Simone Bitton, du nom de « Rachel ».

Simon Bitton est une cinéaste d’origine juive marocaine, qui a vécu au Maroc, en Israel et en France. Elle a déjà réalisé plusieurs films sur la Palestine, dont un documentaire sur son ami Mahmoud Darwish, ou le long-métrage « Mur » sur le mur de séparation édifié par l’État israelien.

Son dernier film, « Rachel », porte sur l’assassinat par l’armée sioniste d’une activiste américaine, Rachel Corrie.

Née en 1979 à Olympia, WA, Rachel Corrie est partie en janvier 2003 avec l’International Solidarity Movement (ISM), dans une mission de protection du peuple palestinien afin d’empêcher les nombreuses destructions de maison dans la bande de Ghaza.

Le 16 mars 2003, Rachel Corrie et ses camarades de l’ISM essaient d’arrêter – pacifiquement – la démolition de la maison d’un pharmacien à Rafah. Le bulldozer de Tzahal ne s’arrêtera pas, assassinant Rachel.

Rachel Corrie a donc rejoint les femmes internationalistes martyres, aux côtés notamment d’Andrea « Ronahî » Wolf (révolutionnaire communiste d’Allemagne tombée au Kurdistan) ou de Barbara « Kinem » Kistler (révolutionnaire maoïste de Suisse tombée en Turquie).

C’est pourquoi nous célébrons sa mémoire d’internationaliste, malgré sa revendication de non-violence qui ne correspond pas aux exigences de libération du peuple palestinien. En ce sens, nous invitons à aller voir le film-hommage de Simone Bitton (et à nous envoyer les critiques, bien entendu !).

Le site-mémorial de Rachel Corrie est par ici, tandis que le site de Simone Bitton est par là.

Auschwitz & Stalingrad

Hapoel s’est fondé sur un constat simple : notre époque est celle de la crise générale du capitalisme.

Ainsi la crise capitaliste fait rage, ceux qui ont un travail souffrent, ceux qui n’en ont pas survivent difficilement, les femmes subissent une violence quotidienne, le racisme se répand et se revendique, les animaux sont exterminés et la planète est saccagée, la guerre règne sans discontinuer depuis 1945.

Ainsi l’antisémitisme s’affirme de manière de plus en plus décomplexée avec un caractère de plus en plus génocidaire : le capitalisme pourrit sur pied, la petite-bourgeoisie s’effondre, l’antisémitisme explose.

Et que voit-on ? Quelles sont les voies proposées à la minorité nationale juive ?

Les sionistes poussent au repli raciste et veulent imposer la fuite vers un ailleurs fantasmé. Les religieux croient se préserver de la politique et écartent les femmes. Les institutions juives enseignent la soumission à la bourgeoisie française et prônent la confiance en son État. Quant aux intellectuels juifs « de gauche », ils nient jusqu’à l’existence de l’antisémitisme.

Bref : l’arbre préfère le calme.

L’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler !

Car la crise du capitalisme, et ce qu’elle charrie comme barbaries, constituent une tendance inéluctable. Et plus le capitalisme s’enfonce dans sa crise, plus il est féroce dans sa quête de profit : c’est la marche au fascisme et à la guerre impérialiste.

Il est donc temps d’assimiler l’enseignement de Mao Zedong : « Ou bien la révolution conjurera la guerre, ou bien c’est la guerre qui déclenchera la révolution. »

Sauf que pour les juifs, pour les juives, pour les minorités nationales, pas besoin de dessin pour comprendre ce que signifierait la guerre impérialiste…

Reste donc la révolution, reste donc le drapeau rouge.

L’alternative pour la minorité juive se pose ainsi en ces termes : socialisme ou barbarie.

Stalingrad ou Auschwitz.

Et l’existence même d’Hapoel relève d’une course contre la montre, car chaque jour qui passe sous le capitalisme est un jour qui nous rapproche d’Auschwitz.

Certains se moquent, demandent où sont aujourd’hui les parades nazies.

C’est là qu’on voit qui est né avec Auschwitz et Stalingrad gravés dans les tripes, et qui a vendu sa rage de vivre aux dominants et aux racistes.

Car quand la bourgeoisie basculera entièrement derrière la dictature des monopoles, quand la marche au fascisme et à la guerre s’accélerera, il sera déjà trop tard pour construire le rempart antifasciste des masses.

Et il sera déjà trop tard pour nos familles…

En ce sens, Hapoel est peut-être une proposition encore trop en avance, afin d’espérer conjurer Auschwitz. En avance oui, mais pas éternellement…

Voilà pourquoi Hapoel affirme comme unique perspective pour les masses populaires juives : s’organiser pour vaincre, vaincre pour vivre !

Juif ! Juive ! Rejoins l’Action Antifasciste !
Car si ce n’est toi, qui ? Si ce n’est maintenant, quand ?
Et si ce n’est Stalingrad, quoi ?

Tags racistes à Tarbes

Cela se passe à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées (65) : dans la nuit de mercredi à jeudi derniers, une personne recouvre la mosquée de Tarbes de tags racistes. Rien que cela est une tentative de semer la haine et de diviser, et est donc déjà une offense contre le peuple.

Mais quand on sait ce qui a été inscrit sur les murs de la mosquée marocaine, on comprend mieux la portée fasciste de cet acte raciste.

En effet, on a retrouvé au petit matin des tags « classiquement » anti-arabes, mêlés à des symboles juifs. Ici un tag « Les ratons de mort (sic) et la sale race dehors », là une Magen David avec la mention « Iraël » (re-sic). Et pour celles et ceux qui n’auraient pas compris : une Magen David avec l’inscription « Les ratons dehors ».

Voilà un acte raciste qui pue la manipulation, un acte qui est heureusement trop énorme pour tromper quiconque.

Évidemment, personne n’est dupe, et un religieux musulman a ainsi dit dès le début : « C’est peut-être l’acte d’une personne qui a bu et n’a rien à faire d’autres, ou d’un raciste qui chercherait à monter la communauté musulmane contre la communauté juive ? »

Quant à l’Association Cultuelle Israélite de Tarbes et des Hautes-Pyrénées, elle « déplore et condamne ces actes avec la plus grande fermeté. Tous les lieux de culte doivent être respectés, quelle que soit la religion. ».

Personne ne tombe dans le panneau, certes, mais il n’y a pas lieu de se réjouir. Car depuis l’implantation de la mosquée marocaine de Tarbes en 1993, celle-ci n’avait jamais dû faire face à ce genre d’agissements.

Et là, en 2009, un premier acte raciste, et pas n’importe lequel : une tentative fasciste de monter une partie des masses contre une autre (en l’occurrence la petite communauté de Tarbes).

Toute tentative de division raciste est directement un crime contre le peuple – et rien ne sera pardonné.