Yom Kippour – יום כיפור
Un dealer juif et son client :
« T’aurais pas du teush ?
- Non cousin, pas aujourd’hui.
- Vas-y, fais pas ton feuj !
- Mais c’est Kippour !
- Ben pour oim ! »
Ce soir, c’est Erev Yom Kippour ! Le jeûne commencera donc à 19h19, et durera 25 heures jusqu’à lundi 20h23 au son du Shoffar. Spécialement pour Kippour, Hapoel ne publiera pas d’article demain – c’est bien le minimum…
Dans la religion juive, Yom Kippour est le Jour du Grand Pardon, pendant lequel on est absous par D.ieu des péchés de l’année. Il intervient à la fin des dix Jours Terribles / Redoutables (Yamim Noraim) qui séparent Rosh HaShana du 10 Tishri, et marque donc la fin des Sli’hot.
C’est sans doute le jour le plus solennel de l’année, et d’ailleurs on s’habille traditionnellement en blanc. Mais c’est aussi un jour où les familles juives se retrouvent ensemble à la synagogue, puisqu’on peut légalement poser un jour au travail.
Dans la tradition, il est dit que les portes du Ciel s’ouvrent à Erev Yom Kippour pour laisser monter les prières et les demandes de grâce, et se referment le lendemain soir. Pour accéder au Pardon, il faut cependant respecter le jeûne de 25 heures, et respecter tous les commandements du Shabbat, Yom Kippour étant désigné comme un « Shabbat des Shabbatot ».
Ce soir, on fera donc si possible un repas faste, Seudat HaMafseket, avant d’entamer le jeûne. Il existe une coutume (assez arriérée, il faut le dire) de faire tourner un poulet mort ou vivant au-dessus des têtes des convives, afin qu’il prenne les péchés sur lui.
Pour l’office de ce soir, on commence par le Kol Nidré, une prière spécifique à Kippour. La fête se termine demain par un Kaddish, la prière pour les morts, et la sonnerie du Shoffar.
Kippour est également la seule fête où les hommes (oui, seulement les hommes…) se couvrent du talith – et où l’on se souvient de soi plus jeune, quand nous nous réfugions sous le talith de notre père ou de notre grand-père, D.ieu les préserve (encore une fois, seulement pour les hommes…).
Enfin, il existe une tradition de jeter des cailloux dans l’eau, chaque caillou représentant un péché à se faire pardonner. On peut rapprocher cette tradition d’un rite musulman consistant à lapider une stèle représentant Satan (et en fait ses propres péchés).
Gmar ‘Hatima Tova ! – ! גמר חתימה טובה





