Début des Sli’hot séfarades

Ce matin ont débuté les Sli’hot séfarades, qui sont des prières de demande de pardon à D.ieu, à réciter chaque matin avant le lever du soleil.

Les Sli’hot (סליחות‎) commencent chez les séfarades avec le mois d’Elul, mais ni à Rosh ‘Hodesh (le premier jour du mois), ni un shabbat. Étant donné que Elul a commencé vendredi, cela repousse donc le début des Sli’hot à aujourd’hui.

Elles se poursuivent pendant quarante jours, jusqu’au 10 Tishri, c’est-à-dire Yom Kippour, qui marquent également la fin des Yamim Noraim, les « jours terribles » de la repentance entre Rosh HaShana et Kippour.

Chez les ashkénazes, les Sli’hot commencent après le dernier shabbat avant Rosh HaShana (ou le shabbat d’avant, selon les années).

Selon la tradition rabbinique, il existe trois niveaux de pardon : Sli’hah, Me’hilah, et Kapparah (à ne pas confondre avec de l’argot israelien…), qui correspondent respectivement :
- à la repentance (comme on dit en hébreu « sli’hah » pour « pardon ») ;
- au fait de revenir dans sa relation à D.ieu au moment avant de pécher (comme on quand on « passe l’éponge ») ;
- à la consolation du remords (qui n’est accessible qu’à D.ieu).

Au cours des quarante jours, les prières énumèrent les treize attributs de D.ieu, parallèlement aux « fautes » qui ont pu être commises durant l’année. Ainsi, on se repent notamment… de s’être révoltéE ! (sous-entendu : contre l’autorité de D.ieu)

Les personnes révolutionnaires considèrent qu’on n’a de pardon à demander à rien ni personne. Pour les révolutionnaires, la repentance n’a aucun sens, si ce n’est par rapport au critère de la soumission religieuse : c’est l’autocritique qui est une arme véritable aux mains du peuple !

La critique et l’autocritique, c’est persister dans la voie révolutionnaire, c’est servir le peuple sans avoir peur de la remise en cause permanente.

Et c’est exactement cela que les religieux dévient en appelant à chercher le péché en soi-même, jusqu’à se repentir pour des fautes que l’on n’a pas commises.

« Lutte, échec, nouvelle lutte, nouvel échec, nouvelle lutte encore, et cela jusqu’à la victoire – telle est la logique du peuple. » Mao Zedong.

Voilà pourquoi le peuple n’a pas peur de l’autocritique : le peuple a besoin de la libération, pas de la mauvaise foi bourgeoise !

D.ieu pardonne, pas le prolétariat !