18 juin 1936 : dissolution des ligues fascistes
Le 9 février 1936 meurt le fasciste Jacques Bainville de l’Action Française. À l’occasion de ses obsèques, la voiture de Léon Blum est attaquée boulevard Saint-Germain à Paris par les royalistes (les « Camelots du Roi »), et celui-ci est blessé.
Cet incident, montrant l’ampleur de la menace fasciste, pousse le Front Populaire à un décret de dissolution des ligues factieuses (suite à une loi déjà passée le 10 janvier 1936).
Le président Lebrun signe le décret de dissolution « des associations et groupement de fait, dénommés ci-après : la Ligue d’Action Française, la Fédération Nationale des Camelots du Roi et la Fédération Nationale des Étudiants d’Action Française ».
Suivent également des perquisitions chez l’Action Française et les Camelots du Roi, ainsi que chez ses dirigeants (Charles Maurras, Maxime Real del Sarte, Pierre Juhel, etc.).
Dès le 21 juin, François de la Rocque transforme la ligue dissoute des Croix-de-Feu en Parti Social Français (qui a inspiré aujourd’hui le « Parti Solidaire Français »). Le 28 juin, c’est le social-fasciste Jacques Doriot (ex-PCF) qui fonde le Parti Populaire Français, qui a largement collaboré.
Encore aujourd’hui existe un délit de reconstitution de ligue dissoute, qui date de ce temps-là et qui a paradoxalement beaucoup servi après 1968…
Soyons à la hauteur de notre époque : construisons le front populaire antifasciste !

Accessoirement, l’histoire a retenu l’appel du 18 juin 1940 d’un jeune général français dissident, exilé à Londres et s’exprimant sur des ondes peu écoutées. Mais le mythe de la France éternelle a fait son œuvre, donc ne le dérangeons pas… Et surtout, l’appel du communiste Charles Tillon, le 17 juin 1940, n’a quant à lui jamais existé, bien entendu ! [retranscription chez l'Action Antifasciste Bordeaux]





