Révisionnisme larvé sur le pogrom après PSG – Hapoel

Nous nous souvenons touTEs du match PSG – Hapoel Tel Aviv du 23 novembre 2006. Hapoel avait gagné à Paris sur le score de 4 à 2, avec un doublé de Salim Toema, un but du capitaine Walid Badir et un dernier but de Eliyaniv Barda. En bref, l’offensive métisse et populaire appliquée au football, par un club dont nous ne rappellerons jamais assez l’identité clairement rouge.

Mais nous n’oublierons également pas le pogrom qui avait suivi.

Rappelons les faits : à la sortie du match, une atmosphère massive de pogrom s’était développée, et les personnes considérées comme juives ont été prises à partie.

Dans ce cadre sordide, un policier (martiniquais, et par la suite viré de la police pour escroquerie) a pris la défense du jeune Yaniv, poursuivi par des agresseurs du PSG, le protégeant ; frappé plusieurs fois, il tire une fois, pour sauver sa vie et celle du jeune, blessant grièvement un supporter du PSG (Mounir) et en tuant un autre (Julien) qui se servait vraisemblablement du premier comme bouclier humain.

Voilà la réalité : la France a connu une ambiance de pogrom.

Mais comme les prétendus « responsables » de la communauté juive sont une composante de la bourgeoisie, ils ont passé tout cela sous silence de manière lâche, sociale-démocrate. Tout comme une majorité de l’extrême-gauche, qui a été totalement complice du fascisme en se voilant dans une posture apolitique pseudo-révoltée, avec son nullissime slogan « All Cops Are Bastards ».

Telle est la culture « républicaine » bourgeoise, de mèche avec les valeurs patriarcales, tribales, réactionnaires.

Quant aux fascistes, ils ont mené une campagne ininterrompue jusqu’aujourd’hui, débordant d’antisémitisme. Ainsi, le premier article du site de cette campagne fasciste (justicepourjulien.fr) disait :

« La soirée avait été malheureuse. Une défaite dans la honte, des provocations plus qu’à l’habitude (de nombreuses torches sont jetées sur le terrain par les supporters de Tel Aviv, les drapeaux de la LDJ – mouvement sioniste d’extrême droite activiste, sa branche française a été dissoute par la Préfecture en juin 2003 – sont de sortie en tribune visiteurs, les supporters israéliens sont présents partout dans le stade et se font remarquer sur chacun des nombreux buts encaissés), un contexte tendu… Tous les ingrédients étaient réunis pour qu’un supporter inconditionnel du PSG soit révolté. Il n’aura pas fallut plus que des mouvements de foule de mécontentement pour que des bagarres éclatent et que les supporters adverses soient cherchés. »

En clair : ils nous font chier ces juifs, on n’est plus chez nous au stade, montrons-leur qu’on est en France et pas dans « leur pays ».

Seulement voilà, la jeunesse fasciste du Parc a péché par impatience, et ce pogrom est arrivé historiquement trop tôt.

Dans quelques années (voire dès l’année prochaine si Hap TA remporte le championnat et vient jouer en France, be’ezrat HM), ce n’est pas sûr que le destin soit défavorable aux supporters du PSG…

On pourra peut-être enfin pogromer tranquillement dans Paris…

D’ailleurs, l’État français a déjà amorcé ce mouvement, et a décidé de remettre en cause les « événements ».

Ainsi, dans le prolongement de la campagne fasciste, voici qu’une prétendue expertise montrerait que le policier n’a pas tiré du bas vers le haut mais du haut vers le bas.

L’État et les médias passent donc délibérément sous silence le fait que l’on enseigne officiellement à l’école de police qu’il faut « casser » le poignet vers le bas, et que le b-a-ba de la médecine légiste est qu’une balle peut très bien rebondir sur un os.

La nouvelle version quasi officielle est donc : il n’y aurait pas eu légitime défense. Sous-entendu : il n’y aurait jamais eu d’ambiance pogromiste…

Alors qu’à l’époque, même le responsable du syndicat de police « Alliance » (marqué très à droite…) expliquait :

« Il a été pris à partie par 150 mecs surexcités. S’il n’avait pas tiré, il y passait. »

Entretemps, nos pensées vont vers ce malheureux supporter fasciste qui n’a pu déguster assez longtemps la défaite de son équipe fétiche : Paris est tragique.