C’est l’heure des brasiers…

Ce soir débute Lag Ba’Omer / ל"ג בעומר ou Lag La’Omer / ל"ג לעומר, c’est-à-dire le 33e jour du ‘Omer (la période de sept semaines entre Pessa’h et Shavuot). En hébreu, « lag » = « ל"ג » signifie 3 + 30 = 33.

À Lag Ba’Omer, nous célébrons dans la joie la fin de la plaie qui frappa 24000 étudiants du Rabbi Akiva (relatée dans le Talmud). Il se peut que cette plaie soit en fait la répression de la révolte de Bar Kokhba contre les Romains.

Mais le même jour, nous célébrons également (voire principalement…) la Hiloula du Rabbi Shimon bar Yo’hai (le Rashbi), qui était également un étudiant du Rabbi Akiva. On raconte qu’à sa mort (que commémore la Hiloula), Shimon bar Yo’hai livra à ses propres élèves les secrets de la Torah, qu’il avait rassemblés pendant sa vie dans le Zohar, le livre de la Splendeur, fondamental dans le judaïsme populaire de la Kabbalah.

C’est pourquoi Lag La’Omer est une fête très populaire en Afrique du Nord (c’est notamment à ce moment qu’a lieu le pèlerinage de Djerba), et plus généralement parmi les masses populaires juives.

À cette occasion, nous allumons d’immenses feux (particulièrement en Israel où les parcs et les places publiques sont en feu, avec des marshmallows grillées, mais attention à la gélatine !), selon la prescription du Rashbi de célébrer son deuil dans la joie plutôt que l’abattement.

C’est l’heure des brasiers,
Et on ne doit voir que la lumière.

José Martí.