Embrouilles racistes à Paris dans le XI

L’affaire est sortie hier samedi, mais les faits remontent à mercredi soir. Les informations dont nous disposons sont évidemment partielles et partiales, donc nous ne nous avancerons pas trop.

Mercredi soir, des jeunes juifs et juives collent des affiches à la mémoire d’Ilan Halimi sur le boulevard Voltaire dans le XI à Paris, pas loin du Phone House où travaillait Ilan. Il s’agit peut-être des affiches du Betar / Tagar (inscrit en minuscule en bas à gauche), qui fleurissaient dans ce quartier en février.

Trois jeunes arabes les agressent alors, dont un avec un nunchaku, qui se fait interpeller par les « forces de l’ordre ».

Les sionistes décident de se venger, rameutent du monde, et arrivent à sept au métro Rue des Boulets, à proximité du CICP (Centre International de Culture Populaire), où se tient une soirée de soutien à la Palestine (soirée « saveurs du monde » avec défilé de mode arabe palestinienne : une bonne occasion a priori de déguster du ‘humus…).

Là, les sionistes agressent deux jeunes arabes qui arrivaient du métro pour la soirée de soutien, à base de bombe lacrymogène, de matraques et de bouteilles de verre.

Les flics, postés autour du CICP, accourent et arrêtent trois des sept sionistes (dont une militante du Betar), qui finissent en garde-à-vue.

Entretemps, les arabes agressés, qui n’ont peut-être (voire sans doute) absolument rien à voir avec l’agression antisémite plus tôt dans la soirée, passent la nuit à l’hôpital, où ils reçoivent respectivement deux et quatre jours d’ITT.

Le lendemain matin, ils sont convoqués au commissariat pour témoigner, mais sont aussitôt placés en garde à vue. Plus de 48 heures, et sans raison.

Au final, six jeunes (trois sionistes, un arabe antisémite, deux arabes a priori sans rapport avec l’embrouille initiale) sont miSEs en examen hier pour violences racistes. TouTEs sont sous contrôle judiciaire.

Quoi qu’il ce soit passé ce mercredi soir, ce que nous voyons (avec les informations dont nous disposons) est simple :
- d’une part des jeunes antisémites qui insultent la mémoire d’Ilan Halimi, un fils du peuple ;
- d’autre part des jeunes sionistes qui dévoient l’autodéfense juive en attaquant la solidarité avec la Palestine.

Et pendant ce temps… l’État français et les fascistes comptent les points !