Notre compassion va vers TOUS les animaux
N’importe quelle personne suivant un peu les infos à la télé n’a pu passer à côté ces derniers jours : la grande actualité mondiale, c’est la grippe porcine.
Mais comme le disent si bien l’État bourgeois et l’industrie du meurtre des animaux… « tout est sous contrôle ! ».
Tellement sous contrôle que même en Israel, deux cas de grippe porcine ont été confirmés par les « autorités sanitaires ». Deux cas de personnes revenant du Mexique, où la situation est quasi apocalyptique, pour le peuple comme pour les cochons exterminés en masse.
Le saviez-vous ?
Et pendant ce temps, les ‘haridim en Israel ne trouvent rien de mieux à faire que de louvoyer. Ainsi, le vice-ministre ultra-orthodoxe de la Santé, Yaakov Litzman, a annoncé lundi que le terme officiel pour parler de la grippe porcine serait… « la grippe du Mexique » !
Comme si cette maladie était de la faute du Mexique ! Comme si ce n’était pas une maladie totalement issue de l’industrialisation de l’exploitation des animaux, des usines-abattoirs du système capitaliste !
En réalité, ce changement officiel de terminologie est révélateur de la schizophrénie de l’État sioniste.
Car comment interpréter cette « précaution » ridicule qui nie les causes réelles de ces maladies nouvelles, surtout quand on sait qu’Israel est un important « producteur » et exportateur de cadavres de porc ?
Cette schizophrénie démontre que l’État sioniste d’Israel a effectivement un caractère colonial, comme colonie au service de l’impérialisme américain.
Car Israel et sa production massive de viande de porc, c’est exactement comme le porc au Maroc, c’est exactement comme les usines-abattoirs au Mexique pour le compte des USA, c’est exactement comme l’Inde et sa production massive de cuir alors que la vache y est sacrée.
Israel, Maroc, Mexique, Inde : c’est exactement la même réalité coloniale ou semi-coloniale qui est à l’œuvre.
Et c’est exactement la même horreur du capitalisme, pour les masses populaires ainsi que pour les animaux dont l’existence entière est soumise à la barbarie de l’industrie de la mort.

Mais depuis le début, vous vous demandez pourquoi Hapoel parle de la grippe du porc, alors que pour beaucoup d’entre nous, nous ne connaissons peut-être même pas le goût de son cadavre…
En tant que personnes de culture juive, religieuses ou pas, nous avons été élevées le plus souvent dans un certain respect de la kashrut. Ainsi, même pour celles et ceux n’ayant pas reçu d’éducation religieuse, le refus de manger du porc est souvent présent, au moins de manière culturelle.
Mais ce refus (de même que chez les musulmanEs) n’est en fait pas généralement une marque de compassion particulière envers les cochons, bien au contraire : le cochon est même présenté comme un animal hypocrite, pervers.
En effet, la tradition rapporte que le cochon met en avant ses pattes mais recule sa tête, afin de montrer ses sabots fendus (qui le rendraient kasher), mais pour masquer le fait qu’il n’est pas un ruminant (condition nécessaire de kashrut).
Cette explication est véritablement la marque d’une arriération féodale, surtout quand on sait à quel point le cochon est un animal affectueux, intelligent et empathique.
Une explication plus convaincante serait, bien au contraire, les ressemblances entre l’espèce humaine et les cochons, que ce soit au niveau de la peau (foncée ou rosée) ou du régime alimentaire (ce qui autrefois en faisait un « concurrent » pour les ressources naturelles).
Chez Hapoel, nous n’avons pas honte de revendiquer la compassion envers les animaux et l’amour envers la nature, compassion et amour qui doivent s’élever à une certaine universalité pour répondre aux exigences de l’époque.
Et chez Hapoel, nous n’avons pas peur de dire que cet universalisme doit dépasser certains de nos préjugés très répandus. Et donc s’orienter vers les humainEs de toutes les cultures, origines, orientations sexuelles, ainsi que vers les animaux.
Vers TOUS les animaux.
Nous savons très bien que certaines personnes malveillantes et haineuses vont déformer nos propos et nous calomnier… mais ce ne seront que des féodaux haïssant la nature et insultant la compassion populaire juive pour les animaux.
Quoi qu’ils diront, l’actualité de l’enfer capitaliste nous rappelle inévitablement deux vérités :
1) Le véganisme, c’est-à-dire le refus total de l’utilisation d’animaux, est la seule éthique moderne, la seule voie pour s’opposer à la barbarie capitaliste de l’« éternel Treblinka » que subissent les animaux.
2) Contre la décadence des valeurs du capitalisme et la violence des valeurs du fascisme, nos valeurs à nous doivent être positives, lumineuses, pleines d’amour et de compassion. Et universelles.
N’ayons donc pas honte de dire que nous aimons les animaux, tous les animaux, libres et vivants.
Même les cochons.





