Le principe essentiel du Mazal (מזל)

Le saviez-vous ?

L’expression « mazal tov » est récente et vient du yiddish. Le terme de « mazal » signifie la chance, la destinée, ou le destin lui-même, et les mots de « mazal tov », venant de l’hébreu, signifient donc « bonne chance », « bonne constellation ».

On emploie couramment l’expression « mazal tov » pour les mariages, car le « mazal » joue un rôle essentiel dans le choix du conjoint : un mariage selon la tradition juive nécessite la réciprocité absolue des conjoints, car l’union est le fruit d’une sorte de magie.

Les conjoints ne se choisissent pas, ce sont les affinités électives qui font que l’union se fait – c’est le mazal.

Traditionnellement le proverbe biblique suivant est cité :

« Il y a trois choses qui sont trop merveilleuses pour moi, et même quatre que je ne comprends pas :
le chemin que suit l’aigle dans le ciel,
celui du serpent sur le rocher,
celui du navire en haute mer
et celui de l’homme chez la jeune fille.
»

Aujourd’hui encore cette conception du « mazal » dans le choix du conjoint prédomine largement dans la culture des personnes juives en France.

Que faut-il en penser ? Principalement deux choses, et même une troisième.

1. D’abord, on voit comment la culture juive, tout comme la culture arabe et islamique, a emprunté à Aristote et son astrologie, puisque les astres jouent un rôle quant à la nature du Mazal. C’est encore une démonstration de l’unité historique culturelle judéo-arabe.

2. On voit très bien ici que la population juive a une conception romancée de l’union qui relève de ce qu’on va appeler l’orient, très éloignée de l’individualisme ultra-libéral marquant les sociétés capitalistes.

3. En conséquence, la conception du « mazal » comme « feeling » essentiel pour l’union entre deux individus est un apport très intéressant à la culture populaire – c’est le principe même de la romance, en fait.

Et cette romance devrait ainsi s’orienter vers tous les êtres humains et non pas seulement vers les personnes juives ou musulmanes – en fait c’est toute la conception populaire de la romance au sein du peuple qui est dévoyée vers le mariage religieusement non mixte.

En ce sens, seule l’union universaliste et métissée marque un véritable mazal à la hauteur de notre époque !