Films soviétiques au Mémorial de la Shoah

En prolongement du cycle Kinojudaica, d’autres films russes et soviétiques datant des années 1910 aux années 1940 sont consultables gratuitement, tout au long de l’année au Centre d’enseignement multimédia.

Nous rappelons que le Mémorial de la Shoah se trouve à Paris, entre les métros Hôtel-de-Ville et Pont-Marie.

- Benya Krik (Bindyuzhnik I Korol)
Vladimir Vilner, 1926, 1h30.

Chef de gang juif au bon cœur, Benya Krik affronte le commissaire Sobkov, mandaté par le pouvoir soviétique pour nettoyer Odessa de la pègre. Ce film, qu’Eisenstein avait un temps songé à réaliser, décrit dans un style expressionniste la vie des bas-fonds d’Odessa.

- Camarade Abram
Alexander Razumny, 1919, 0h18.

Rescapé d’un pogrom, Abram Hersh devient leader syncdical avant d’intéger l’Armée rouge et d’en devenir un héros. Fait rarissime, cet « agitka », film de propagande bolchevik, dresse le portrait d’un personnage juif.

- Appel aux juifs du monde
30 août 1941, 0h06.

En 1941, intellectuels et artistes juifs de l’URSS, parmi lesquels l’acteur Solomon Mikhoels, le poète Peretz Markish et le réalisateur Serguei Eisenstein, s’unissent afin de lancer un appel aux juifs du monde entier les incitant à rejoindre leur pays dans sa lutte contre le nazisme.

- Son excellence (Yego prevoskhoditelstvo)
Grigori Roshal, 1928, 1h26.

Vilna, 1902. Face à l’antisémitisme et à la violence du gouverneur, un jeune meneur prône son assassinat. Mais le rabbin, favorable au dialogue, s’y oppose. Inspiré de la vie de Hirsch Lekert, ce film met en scène la lutte des classes au sein de la communauté juive.

- Un bonheur juif (Evreiskoe schastié)
Alexei Granovski, 1925, 1h30.

Suite à la découverte d’une liste de jeunes filles à marier, Menahem Mendl s’improvise marieur afin de faire fortune. Tirée d’un classique de la littérature yiddish, cette épopée à la fois commique et mélancolique a été filmée en extérieurs durant la tournée de la troupe du Gosset.

- Les chercheurs de bonheur (Iskateli Stschastja)
Vladimir Korsch-Sablin, 1934, 1h24.

Années 30. De retour des États-Unis, Dvoira et sa famille s’installent au Birobidjan, « région autonome juive », pour travailler dans une ferme collective. Le gendre de Dvoira rejette cette nouvelle vie qui convient au reste de la famille. Un film rare de propagande soviétique sur la terre promise soviétique.

- Le rire à travers les larmes (Skvoz sliozy)
Grigori Gritcher-Tcherikover, 1928, 1h32.

Un pauvre tailleur de Kozodoyevka, poussé par sa femme acariâtre, est contraint d’acheter une chèvre. Mais sur le chemin du retour, un aubergiste lui joue une farce. Tournée dans les shtetls d’Ukraine, cette fable dresse un portrait réaliste de la misère des juifs dans la Russie tsariste.