Cycle Kinojudaica au Mémorial de la Shoah

[HaPoel HaAntifashisti rappelle que commence aujourd'hui, le 15 mars 2009, le cycle de films soviétiques Kinojudaica, déjà passé à la cinémathèque de Toulouse.

Le cycle se poursuit jusqu'au dimanche 22 mars, au Mémorial de la Shoah à Paris (rue Geoffroy-l’Asnier dans le Marais, métro Pont Marie sur la 7, ou Hôtel de Ville ou Saint-Paul sur la 1).
Tarifs à la séance : 5 €. Tarif réduit : 3 €.

Nous mettons ici le programme en entier, que l'on peut retrouver de manière plus complète sur le site du Mémorial de la Shoah.]

>> Dimanche 15 mars

14h

Le Procès Beylis
(Images d’archives Pathé, 1913, 7 min, muet)
Document tourné à Kiev pendant le procès de Beylis en 1913.

Vera Tcheberiak
(Nikolaï Brechko-Brechklovski, 1917, 24 min, incomplet, muet)
Film démontrant l’innocence de Beylis et la culpabilité de Vera Tcheberiak.

16h

L’âge adulte
de Beno Schreiber (1934, 90 min, muet)
Dans une Biélorussie occupée par les Allemands en 1918, un groupe de jeunes, dont le Juif Motia, mène la lutte révolutionnaire.

18h30

A travers les larmes
(Grigori Gricher-Tcherikover, 1928, 90 min)
Adaptation de plusieurs récits de Sholem Aleikhem sur les Juifs des shtetls de la « zone de résidence » tsariste, et l’antisémitisme de la police.

>> Mardi 17 mars 2009

18h30

Contre la volonté des pères
(Evgueni Ivanov-Barkov, 1926, 52 min, muet)
L’histoire (inspirée d’une oeuvre de Sholem Aleikhem) de deux familles juives de province vers 1900, l’une assimilée, l’autre traditionnaliste. Leurs enfants prennent part à la Révolution de 1905, mais la vague de pogroms n’épargnera personne.

Cinq fiancées
(A. Soloviev, 1929-30, 43 min, muet)
Un shtetl est menacé de pogrom par une bande ukrainienne durant la guerre civile après 1917. Les Rouges viennent les délivrer d’un terrible chantage.

>> Mercredi 18 mars 2009

16h

Horizon
(Lev Koulechov, 1933, 103 min, vostf)
Un horloger juif d’Odessa émigre aux États-Unis, où il y connaît l’exploitation capitaliste et la tromperie du rabbin. Expédié pour combattre les Bolcheviks dans son pays, il passe du côté des Rouges.

18h

Frontière
(Mikhaïl Dubson, 1935, 85 min, vostf)
Dans un village juif de Pologne, les notables exploitent le sentiment religieux populaire. Lors d’un cérémonie organisée par le rabbin, des révolutionnaires, juifs et polonais, libèrent un communiste condamné à mort.

20h

Retenez leurs visages
(Ivan Mutanov, 1931, 111 min, muet)
Tourné dans le cadre d’une campagne contre l’antisémitisme, le film racontre l’histoire d’un jeune ouvrier juif ingénieux, victime de l’antisémitisme exploité par des concurrents, et sauvé par les jeunes communistes du Komsomol.

>> Jeudi 19 mars 2009

18h

Le Professeur Mamlock
(Adolphe Minkin et Herbert Rappoport, 1938, 104 min, vostf,)
En Allemagne, un chirurgien juif est victime des lois nazis. Après une tentative de suicide, il comprend la position de son fils, rallié aux communistes et décide de combattre le régime.

20h

La Famille Oppenheim
(Grigori Rochal, 1938, 104 min, vostf)
Adapté du roman de Lion Feuchtwanger, le film montre la politique antisémite du pouvoir nazi et ses conséquences pour une famille juive, ainsi que la voie de la résistance communiste.

>> Dimanche 22 mars 2009

14h

L’Appel aux Juifs du Monde
(Archives, août 1941, 7 min, vostf)

Meeting juif antifasciste
(Actualités filmées, 1944, 20 min, vostf)

Les Insoumis
(Marc Donskoï, 1945, 94 min, vostf)
La vie d’une famille ouvrière ukrainienne durant l’occupation allemande, que le père croit pouvoir ignorer. Les membres de sa famille sont peu à peu happés par les événements et entrent en résistance. Le massacre de Babi Yar ainsi que la Shoah en URSS sont évoqués dans ce film.

16h

Au nom des vivants
(Leonid Mazrukho, 1964, 40 min)
Documentaire consacré au procès de collaborateurs nazis organisé à Krasnodar, en 1963. C’est l’un des premiers films à évoquer clairement le caractère spécifiquement juif des victimes.

18h

La Commissaire
(Alexandre Askoldov, 1967-68, 109 min, vostf)
Durant la guerre civile après 1917, une femme, commissaire politique, s’arrête dans un shtetl d’Ukraine, où elle est logée par une famille juive misérable, àlaquelle elle abandonne son nouveau-né avant de repartir sur le front.