Le 2 février 1943, STALINGRAD

Vous avez payé cher… mais vous n’avez pas tout payé !!!

Le 2 février 1943, le secteur nord des troupes nazies de Stalingrad capitule. La bataille de Stalingrad, qui aura fait 500 000 morts parmi l’Armée Rouge, les francs-tireurs et la population civile, reste dans nos mémoires comme le tombeau du nazisme, et ceci grâce à la mobilisation antifasciste de tout le peuple soviétique. La guerre à mort contre le nazisme s’est ainsi faite sous la direction de Staline, dans la « ville de Staline ». Stalingrad fait partie de notre héritage, de notre fierté, et appartient aux peuples du monde entier. Stalingrad : voici le nom de l’antifascisme total.

Mais, après la bataille pour la défense de Stalingrad, la situation sera entièrement différente.

D’une part, l’Union soviétique déclenchera une seconde contre-offensive d’hiver d’une ampleur exceptionnelle, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ne pourront plus différer longtemps l’ouverture du second front (bien qu’il ne soit pas possible d’en préciser la date exacte) et les peuples d’Europe, à leur tour, seront prêts à répondre par des soulèvements.

D’autre part, comme l’Allemagne et ses partenaires européens n’ont plus la force d’entreprendre une offensive de grande envergure, Hitler se verra contraint de passer entièrement à la défense stratégique.

Or, si Hitler est contraint de passer à la défense stratégique, le sort du fascisme est réglé. En effet, un Etat fasciste comme celui de Hitler a, dès sa naissance, fondé toute sa vie politique et militaire sur l’offensive, et son offensive une fois enrayée, son existence prend fin.

La bataille de Stalingrad arrêtera l’offensive fasciste ; elle est décisive.

Et ce caractère décisif déterminera tout le cours de la guerre mondiale.

Hitler a devant lui trois ennemis puissants : l’Union soviétique, la Grande-Bretagne avec les Etats-Unis, le peuple des régions qu’il occupe.

Sur le front est, l’Armée rouge se dresse telle une forteresse inébranlable, et elle poursuivra ses contre-offensives toute la seconde saison d’hiver et au-delà ; voilà la force qui décidera de l’issue de la guerre et du destin de l’humanité.

Sur le front ouest, même si la Grande-Bretagne et les Etats-Unis continuent à adopter une politique d’attente et d’atermoiement, ils ouvriront tôt ou tard le second front lorsqu’il leur sera donné de s’attaquer à un tigre déjà mort.

Il existe en outre un front intérieur contre Hitler : c’est le grand soulèvement populaire qui se prépare en Allemagne, en France et dans d’autres parties de l’Europe. Dès que se déclenchera la contre-offensive générale de l’Union soviétique et que tonneront les canons du second front, les peuples d’Europe répondront par l’ouverture d’un troisième front.

Une offensive convergente contre Hitler sur ces trois fronts sera le grand fait historique qui suivra la bataille de Stalingrad.

La carrière politique de Napoléon s’est terminée à Waterloo, mais c’est sa défaite à Moscou qui avait décidé de son sort.

Aujourd’hui, Hitler marche sur les traces de Napoléon, et la bataille de Stalingrad a scellé son destin.

Mao Zedong
« Le tournant de la seconde guerre mondiale »
12 octobre 1942

Le texte de Mao en entier est : par là.